Un jour, je ne sais plus quand.

Un jour, je ne sais plus quand.

13 mars 2020 0 Par Pierre Maudoux

Un jour, je ne sais plus quand.
Un jour, révolté de tant d’injustice
et de décisions pour des intérêts
qui me semblaient si éloignés
de l’intérêt général,
si proches d’intérêts financiers
ou sectaires, je me suis penché
sur notre démocratie.
J’ai eu si mal au dos que j’en ai fait
des lumbagos. Le remède semblait impossible,
les solutions si compliquées.
Et puis je me suis lancé. Tout petit vibrion
démocratique, dans ce monde si violent, si complexe.
Le chemin a été rude. Je ne lâchai rien, dans les
moments de doute, de fatigue, d’injustice aussi.
J’ai construit un groupe.
J’ai fédéré autour de moi, avec patience
et modestie. Nous avons élaboré un beau projet
pour une ville qui ne demande qu’à fleurir.
Quelques rayons de soleil pour redémarrer,
offrir aux uns un travail, aux autres
plus de solidarité, à certains moins de contraintes et plus
de facilité pour créer, produire, employer.
Nous avons levé l’espoir. Nous avons senti cette lourde
responsabilité de ne pas décevoir, de ne pas s’échapper
de notre chemin. Celui d’avoir des résultats. Celui de faire
le bien. Celui de faire sourire, de soulager, de
réveiller les passionnés, de redonner du sens.
Le frémissement qui s’empare de moi
vient de tant d’encouragements qu’ils alourdissent
la crédibilité d’une victoire proche.
La victoire passe par l’élection, certes. Mais l’étape
suivante sera celle de la responsabilité, du combat,
celle du maintien d’une énergie inébranlable.
De ne rien lâcher, par respect pour celles et ceux qui nous auront fait confiance.
La passion du combat. Ces deux valeurs
ne devront pas nous quitter.
Aller vers des résultats, du concret, des effets sur le quotidien,
des lignes solides aussi tracées pour un avenir meilleur.
Il faudra tenir, savoir fédérer, trouver des remèdes, les
modifier en cours de chemin, les amender, les revoir.
Il faudra l’humilité et la force.
Nous les aurons.
La démocratie si elle nous tend la main dans
quelques jours sera notre torche.
Et qu’elle que soit le vent,
et même si nous devions affronter des tempêtes,
nous ne retiendrons pas notre souffle,
et la flamme continuera à brûler.
Je veux réunir la générosité et l’action.
Je ne laisserai pas passer cette chance.
Et ce désir sera contagieux.
D’ailleurs, ne l’est il pas déjà ?

Pierre Maudoux, 12 mars 2020, 15h15