Article de Sud Ouest du 5 mars

L’article sur le site de Sud Ouest
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Article d’Emmanuelle Chiron

Pierre Maudoux en mode marathonien
Vu par Clémence Maudoux, sa fille

Cette semaine, « Sud Ouest » a invité les candidats à l’élection municipale de Saintes à ouvrir leurs portes pour discuter autour d’un café… ou d’un verre.

Il n’y aura pas de café chez Pierre Maudoux. « Pas le temps. » L’homme court entre son cabinet de chirurgien-dentiste et sa campagne. La tête de liste de « Un nouveau cap » accepte malgré tout de consacrer une heure à « Sud Ouest » à La Musardière, autour d’un verre, en fin de journée. Pierre Maudoux a le profil du sprinteur, or il est marathonien. « Mais compétiteur, je me bats pour la place et le chrono », lâche-t-il, tenant à deux mains son verre. Sa distance préférée ? Le 10 kilomètres.
Clémence, sa fille de 22 ans, assise près de lui, hoche sa tête blonde. Son père est un sportif. Voile, tennis, il a même fait du volley pendant longtemps. « J’en ai refait lors d’une compétition pour vétérans. Cela faisait bien trente ans que je n’avais pas joué, c’était marrant », raconte cet homme de 54 ans.
Les cheveux grisonnants, Pierre Maudoux ne quitte pas ses lunettes à monture noire, ni sa veste, comme s’il s’apprêtait à partir à tout moment. Même le temps d’une photo, il préfère se mettre debout. Rester assis, ce n’est pas sa tasse de thé.

Clémence Maudoux

Clémence Maudoux

Enfant, il découvre la région où ses parents l’emmènent en vacances l’été. À Saint-Georges-de-Didonne. « Mais nous faisions étape à Saintes dans ce qui était l’ancienne Taverne de Maître Kanter », se souvient-il. Il s’installe dans le département de la Charente-Maritime en 1969. Il a 9 ans.

Vers la médecine malgré tout

Avec des parents médecins, le nez tout le temps dans le guidon, Pierre Maudoux préfère se diriger vers des études de sciences économiques. Un amour pour une étudiante en médecine l’amènera pourtant à fréquenter les cours qu’il refusait. Il se prend au jeu, mais ne souhaite pas s’engager dans un long tunnel d’études. Il choisit la chirurgie dentaire, à Bordeaux.
« Il y avait bien des mouvements étudiants à l’époque, confie-t-il, mais je n’avais pas la même fibre que j’ai aujourd’hui. »
Pierre Maudoux se marie, se trouve être l’heureux papa de quatre enfants, mais ne démarre pas professionnellement. « J’avais acheté un cabinet en difficulté sans le savoir. Avec des enfants à charge, ça commençait à être compliqué. » Il se souvient alors de ses galères estivales, coincé dans les bouchons à Saintes, le temps de faire La Rochelle-Bordeaux en voiture. Il s’installe donc dans cette ville qu’il ne faisait que traverser en 1992 avec sa famille.

Une plume inattendue

« Clémence était là à la première visite du cabinet, toute petite encore. Il faisait très froid, je me souviens. » Le couple n’a pas toujours vécu à Saintes. Il n’y vit d’ailleurs pas aujourd’hui, mais à Chaniers. Qu’à cela ne tienne, Pierre Maudoux aime Saintes et s’y sent bien. « La vue depuis le pont qui mène à la gare m’a toujours fait penser à Florence. Et je vais bientôt déménager. »
Son engagement dans la vie politique, il le doit à Xavier de Roux, même s’il préfère ne pas s’étendre sur cet épisode. « Il m’a proposé de faire partie de son équipe, il y a longtemps. » Pierre Maudoux découvre la vie démocratique, et contre toute attente, les plaisirs de l’écriture. Il devient chroniqueur dans l’hebdomadaire aujourd’hui disparu, fondé par Xavier de Roux, « L’Écho des arènes ».
« Cela m’a structuré, surtout dans ma pensée politique. J’écrivais partout, même dans la voiture. » Sa fille approuve, elle se rappelle encore très bien ce père happé par l’écriture, dictant au volant ses chroniques à sa mère ou les enregistrant à haute voix dans un dictaphone.
Le natif de Boulogne-Billancourt aime bien parler de lui. Pour certains, « il s’agite trop ». D’autres apprécient « sa touche d’humour » dans ce parcours électoral. Pierre Maudoux, lui, ne veut pas qu’on l’oublie. À l’évocation des dualités qu’il a pu avoir dans sa position d’élu à Chaniers, il dit avoir hésité entre rester ou partir face à des choix avec lesquels il n’était pas d’accord. « Mais partir voulait aussi dire ne plus exister. »

À LA PROUST

VOTRE LIVRE PRÉFÉRÉ ? Je n’ai pas trop le temps de lire, je suis l’info sur Internet.
VOTRE BOISSON PRÉFÉRÉE ? Le café du matin, voire en ce moment le café à toute heure !
SI VOUS ÉTIEZ QUELQU’UN D’AUTRE ? Moi !
UN ENDROIT DANS SAINTES ? Le troisième virage de la piste du stade d’athlétisme à Saintes. C’est le plus difficile à aborder dans le 400 mètres.
UNE MUSIQUE ? Georg Friedrich Haendel pour ses opéras.

Emmanuelle Chiron

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Julien Maudoux

Jeune démocrate, webmestre.