Revenu agricole, vente directe, baisse pour les consommateurs : de nouveaux enjeux

Vers de nouvelles pratiques agricoles ?

Les revenus agricoles ont baissé : les charges à la production sont en augmentation régulière. La vente du bétail, à l’inverse, a chutté car certaines modes de consommation ont notamment défavorisé la vente de certaines parties du corps animal. Plusieurs années de travail pour un animal ne peuvent lui rapporter que deux cents euros environ par la filière traditionnelle. Voilà pourquoi certains professionnels s’orientent vers la vente directe aux clients.

Cela pose de nouveaux problèmes pour les éleveurs (abattage, vente, transport…) mais leur assure une marge supérieure. De l’autre côté, ces nouvelles pratiques assurent à des clients privilégiés une viande de bonne qualité à moindre coût. Certains éleveurs se regroupent pour mutualiser leurs moyens de commercialisation (communication, commerciaux de démarchage de clients et de vente).

De nouveaux circuits se créent, mais aussi de nouveaux intermédiaires. La vente directe ne représente encore que un pauvre pour cent de la vente de viande de boeuf en France. Elle assure pourtant, à priori, de meilleurs revenus aux agriculteurs. Le soutien à ces circuits courts seront l’une de mes préocccupations demain si je siège au Conseil Général. Les légumes ont vu leur prix à l’étalage augmenter de 17 % en 2010.

On comprend aisément que la réflexion sur les revenus agricoles, les modes d’agriculture, la reprise des exploitations par de nouveaux et jeunes  agriculteurs, les soutiens publics, les orientations nationales ou européennes, les prix à la vente soient un objectif politique majeur. Si demain je suis élu, je m’engage à soutenir publiquement, en m’appuyant sur des contacts avec le terrain, les professionnels du monde rural.

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Pierre Maudoux