Marmande : débat tendu sur la motion sécurité du RN

Le conseil municipal de Marmande s’est réuni lundi 26 octobre. En fin de séance, la sécurité publique a opposé la majorité et le groupe d’opposition du Rassemblement national, auteur d’une motion sur le sujet.
La réunion avait commencé par un hommage et une minute de silence à la mémoire de Cléa Ménier, jeune joueuse de rugby de Marmande, décédée après un choc survenu lors d’un match le 17 octobre.
Ce que demande le RN
Le texte demande au conseil de renforcer sa politique en matière de sécurité. Il dit aussi que « depuis le début de la mandature, la sécurité a été totalement absente des débats ». André Belacel, qui l’a défendu, a réclamé l’élaboration d’un plan global de sécurité et de tranquillité publique, davantage de policiers municipaux et une négociation avec les agents pour étendre les horaires de patrouille. La motion veut aussi qu’un point sur la sécurité soit régulièrement inscrit à l’ordre du jour.
« Pour beaucoup, elles sont déjà engagées », a répondu le maire, Joël Hocquelet, avant de lancer : « Mais vous le savez et vous avez décidé de faire de la propagande, c’est affligeant. » Il a ajouté : « Vous auriez pu proposer un texte de rassemblement autour d’objectifs partagés. Mais de motion, il n’y en a pas. Votre texte est une tribune dans laquelle le Conseil municipal se demande à lui-même d’agir, vous voyez le ridicule. »
André Belacel et Luc Faisandier, l’élu chargé de la sécurité et de la tranquillité publique, se sont vivement opposés. Ce dernier a été bousculé sur son concept de « réponse graduée et adaptée aux problèmes rencontrés ».
Des patrouilles jusqu’à 23 heures
Le maire a ensuite défendu son action depuis sa réélection en mars. Il a promis que la police municipale serait présente sur le terrain jusqu’à 23 heures les jeudis, vendredis et samedis soir. Le dispositif doit démarrer en mai et durer cinq ou six mois chaque année.
« Cela nécessite des recrutements supplémentaires, une adaptation des plannings et un véritable dialogue avec les policiers municipaux », a-t-il précisé. Cette mesure aurait dû être lancée l’été dernier. Elle a été reportée à cause de l’absence d’un policier en arrêt maladie et de négociations qui patinaient.
Le maire n’a validé qu’un point de la motion : la présentation d’un suivi régulier de la politique de sécurité. Il a ensuite levé la séance.
Source : Sud Ouest