Soline Barbé, 22 ans, arbitre assistante en Arkema Première Ligue

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À 22 ans, après seulement trois années de pratique, Soline Barbé est arbitre assistante en Arkema Première Ligue, l'élite du football féminin. Elle est licenciée au SC Angérien.

Son aventure aurait pu s'arrêter très vite. Avant ses 18 ans, elle suit une formation de trois jours sur les qualités physiques et les lois du jeu. Deux mois plus tard, elle arbitre un match officiel en U14 et se fait agresser verbalement par un entraîneur venu vers elle avec des gestes véhéments. Son père et un accompagnateur la défendent. L'épisode la marque sans la dissuader. Selon elle, c'est sans doute à partir de là qu'elle s'est dirigée vers le rôle d'arbitre assistante.

Du terrain à la touche

Soline Barbé a d'abord joué au football, à Doeuil-sur-le-Mignon, à partir de 15 ans. Deux ans plus tard, un référent du football féminin du District vient présenter l'arbitrage au club. Elle ne comprenait pas toujours les décisions lors des matchs et y voit une expérience de plus.

Remarquée assez vite, elle passe en trois ans du Départemental 2 masculin à la Seconde Ligue, le deuxième niveau du football féminin. En 2023, elle est choisie lors d'un stage à Clairefontaine, avec des tests physiques et théoriques. Elle laisse de côté les remarques de spectateurs ou de joueurs : « C'est banal, il faut oublier et avancer. »

Le 18 mai 2026, l'étudiante en Staps (master 1 management des organisations sportives) est désignée meilleure arbitre assistante de Seconde Ligue. Elle est promue en Arkema Première Ligue, où elle a officié six fois depuis le début de saison.

Un nouveau monde

Elle a arbitré au Stadium de Toulouse, au stade Saint-Symphorien de Metz et au Havre. Avec la vidéo et les oreillettes, les processus diffèrent et demandent un temps d'adaptation. Après une rencontre, elle se dit vidée mentalement et émotionnellement, puis visionne des découpages d'actions pour analyser décisions, placements et déplacements. La direction de l'arbitrage analyse tout. Les arbitres sont notés à chaque match, avec trois observations par saison.

Pour tenir le niveau, elle court seule chaque jour et fait une séance de musculation ou de renforcement. En match, elle parcourt environ 5 kilomètres. Elle reconnaît rater des moments importants de la vie familiale, « mais on s'y habitue ».

Elle apprécie « de manager un match, de prendre des décisions ». Plutôt timide, elle estime que l'arbitrage l'a aidée à s'affirmer : « C'est une belle école de la vie. »

Source : Sud Ouest