Saint-Jean-de-Luz : un voilier échoué après la tempête Austen

| Littoral et météo

Le week-end de tempête Austen a laissé un voilier sur la Grande plage de Saint-Jean-de-Luz. Le bateau, venu heurter les enrochements de la digue aux chevaux, s'est échoué sur le sable environ 36 heures avant le point fait ce lundi 26 octobre.

« On ne sait pas exactement comment, mais avec les pointes de vents et la hauteur de houle qu'on a eues ce week-end, il a largué son mouillage et il s'est retrouvé sur la côte », raconte-t-on ce lundi. Le voilier, nommé « Piment rouge II », est immatriculé à Bayonne. Son propriétaire vit dans les Landes.

Une manœuvre d'urgence au lever du jour

Dimanche matin, la coque, d'environ 4 tonnes, a été remontée au plus haut de la plage avec un engin de relevage des services techniques de la Ville. L'opération, improvisée, visait à éviter de nouvelles casses et tout danger pour les gens de la plage. Le Luzien Michel Bardé y a prêté la main : « De ma fenêtre, j'ai vu qu'il y avait ce bateau échoué sur la plage. Je ne savais pas que je serais désigné comme expert, mais je suis tout de suite allé donner un coup de main. C'est ce qu'on appelle la solidarité des gens de mer. »

Lundi matin, la compagnie d'assurance du propriétaire l'a nommé expert. Il doit évaluer les dégâts sur ce croiseur Océanis Clipper 311, un peu moins de 10 mètres, dessiné par le groupe Finot et construit par Bénéteau. Il réserve ses conclusions définitives à l'assureur, mais juge déjà les dégâts « très importants ». Selon lui, ils sont sans doute trop lourds pour espérer revoir un jour le bateau naviguer.

Remise à flot espérée mardi

La priorité du jour est de préparer la remise à l'eau, espérée mardi à marée haute, vers 16 heures. Le propriétaire devrait être présent. Un coefficient en hausse, 98 mardi après-midi, doit faciliter l'opération. « L'objectif, c'est au moins d'aller jusqu'à Socoa pour le sortir de l'eau et regarder tout ça de plus près. Mais il y a vraiment beaucoup de casse, donc ce qu'il faut surtout éviter, c'est qu'il coule avant d'y arriver », explique l'expert.

La manœuvre devait être préparée dans l'après-midi avec la station locale de la Société nationale de sauvetage en mer. En attendant, la flottabilité du voilier devait être assurée par le colmatage des brèches. Un menuisier spécialisé s'en charge avec des pistolets à colle, des visseuses et des plaques de contreplaqué.

Le propriétaire avait prévu de retirer le bateau de son mouillage ce lundi. À 48 heures près, rapporte Michel Bardé, cette issue aurait donc pu être évitée.

Source : Sud Ouest