À Coulgens, un conseil municipal houleux autour de La Poste

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Le conseil municipal de Coulgens s'est tenu mardi 27 octobre dans une salle pleine. Les dossiers importants du jour ont tous été reportés. L'éventuelle fermeture de La Poste a dominé les débats, avant que la séance ne dérape sur des sujets personnels.

La plupart des points concernaient des nominations dans des commissions communales et intercommunales. Rémy Merle, nouveau conseiller d'opposition après la démission de Véronique Pichon, en a été systématiquement écarté malgré ses candidatures. Le partage de la facturation de l'assainissement collectif est renvoyé au prochain conseil, tout comme un projet de dégrèvement de la taxe d'aménagement pour les abris de jardin de moins de 20 m².

Une pétition de 140 signatures

Une vingtaine d'habitants avaient fait le déplacement, certains debout faute de place. Ils venaient notamment remettre une pétition à la majorité, alors que le bruit court que l'agence postale va fermer. Joël Commin, syndicaliste CGT de Saint-Amant-de-Boixe, en a lu le texte : « Nous sollicitons votre intervention active ainsi que celle des membres du conseil municipal auprès de la direction de La Poste pour annuler ce projet de fermeture ». Elle porte 140 signatures.

La maire, Nadia Riffaud, s'agace de ne pas avoir pu signer le texte. Virginie Andrieux l'interroge sur sa position : au dernier conseil, dit-elle, la maire était résignée. Olivier Moreau attaque l'opposition et dénonce un « coup bas » et une « prise d'otage ». « On n'est pas pour la fermeture de La Poste ! Pour l'instant rien n'est acté. On attend de voir ce qu'on va nous présenter », déclare-t-il.

Une cadre du service public est attendue au conseil municipal du 26 novembre. « Aucune décision ne sera prise d'ici là », assure Nadia Riffaud.

Des échanges d'insultes

La séance a dégénéré à la fin. Éric Riffaud, nouveau conseiller après une démission dans la majorité et mari de la maire, a copieusement insulté Rémy Merle. La dispute faisait suite à des accusations de l'opposition : les familles Riffaud et Selle auraient contourné des autorisations d'urbanisme pour installer des panneaux solaires, contrairement aux préconisations des Bâtiments de France.

« Nos panneaux solaires sont bien déclarés. Il y a un dossier ici », répond la maire. Gregory Selle affirme avoir eu un accord oral de l'ancienne maire, ce que l'intéressée réfute. Il dit avoir ensuite saisi les Bâtiments de France, qui lui auraient répondu que « côté jardin, on fait ce qu'on veut ». Rémy Merle a ensuite évoqué des histoires d'isolation, puis le débat s'est envenimé sur des affaires de huisseries.

Source : Charente Libre