EPR2 : Alain Rousset et 25 élus plaident pour le Blayais

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Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et vingt-cinq grands élus de la région soutiennent l'accueil de deux réacteurs EPR2 au Blayais. Dans une lettre adressée le 20 octobre 2026 au président de la République, ils réaffirment leur soutien à cette candidature, qu'ils présentent comme un choix d'intérêt national pour la façade atlantique.

Le projet prévoit une paire de réacteurs, pour une production d'environ 25 TWh par an. Les signataires parlent d'une électricité abondante, pilotable, bas-carbone et compétitive. Ils la jugent indispensable à la réindustrialisation et à la décarbonation du Sud-Ouest.

Des projets industriels à alimenter

Parmi les projets cités figurent les futures unités d'e-carburants du bassin de Lacq, le premier four verrier entièrement électrique au monde, à Cognac, les manufactures de Limoges et la zone industrielle bas carbone d'Ambès.

Les élus y ajoutent un volet numérique. Des câbles sous-marins transatlantiques (Amitié, Grace Hopper, Marea) relient déjà la côte, et la région disposerait de l'énergie nécessaire à des centres de calcul. L'idée : relocaliser l'hébergement des données européennes.

Côté site, le Blayais accueille une centrale depuis 1981. Il dispose d'une source froide estuarienne, qualifiée de capacitive et moins exposée aux étiages et aux hausses de température que les sites fluviaux. L'objectif affiché est d'en faire le « site de tête » de ce second palier du programme, afin d'éprouver les méthodes, de sécuriser délais et coûts et de servir d'exemple pour la suite du nouveau nucléaire français.

La Charente-Maritime derrière la candidature

Le département est engagé au plus haut niveau. Sylvie Marcilly, présidente du Conseil départemental de la Charente-Maritime, et Christophe Cabri, maire de Jonzac et président de la Communauté de communes de la Haute-Saintonge, figurent parmi les signataires, aux côtés d'élus de toutes sensibilités politiques.

Cette position prolonge un travail collectif mené depuis 2021. Plus de 2 700 personnes ont signé un manifeste local et 152 motions ont été votées par des collectivités territoriales.

Le courrier met aussi en avant les atouts logistiques. Le chantier mobiliserait jusqu'à 10 000 emplois en phase de construction. Le Grand port maritime de Bordeaux et les ports réunis au sein d'Aquitania Ports Link, dont La Rochelle et Rochefort-Tonnay-Charente, ainsi que Bayonne, assureraient l'acheminement fluvio-maritime des matériaux et des colis lourds.

Côté formation, le texte cite le Campus des métiers « Maintenance en environnement sensible », qui réunit 32 établissements, 188 entreprises et 5 000 apprenants, ainsi que les campus du génie civil d'Égletons et de Felletin.

Les partenaires ont enfin souscrit un pacte territorial de 33 engagements réciproques. Il vise à faire de l'estuaire de la Gironde un démonstrateur national de résilience hydrologique et écologique.

Source : Haute-Saintonge