Nématode du pin : une aide de 200 000 euros pour les propriétaires

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Le gouvernement ouvre une aide pour les propriétaires de bois des Landes et des Pyrénées-Atlantiques dont les arbres ont été coupés et bloqués à cause du nématode du pin. L'enveloppe prévue est de 200 000 euros, et les demandes sont possibles jusqu'au 15 décembre 2026.

Une zone de lutte qui grandit

Le premier cas français a été repéré en novembre 2025 à Seignosse, dans les Landes, au sud du massif. Depuis, une course contre la montre est engagée pour éradiquer l'organisme. Les pins sont abattus dans une zone infestée de 500 mètres autour des conifères contaminés. Les arbres morts sont retirés d'une zone tampon de 20 kilomètres.

Le dernier bulletin de la Draaf Nouvelle-Aquitaine, daté du 29 octobre, chiffre la zone délimitée à 461 800 hectares. À la mi-septembre, elle en couvrait près de 400 000.

Le même bulletin recense six nouvelles contaminations, détectées les 20 et 21 octobre à Saint-Étienne-d'Orthe, dans les Landes, puis à Artiguelouve, Biron, Castillon, Cescau et Lons, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Au 28 octobre, 18 294 arbres identifiés avaient été abattus en forêt. Une quarantaine l'ont été dans des jardins, des espaces verts et des infrastructures végétalisées. Le décompte laisse de côté la coupe rase de la zone infestée de Seignosse et la destruction des arbres contaminés.

Un ver minuscule, déjà connu ailleurs

Le nématode du pin est un ver translucide de moins d'un millimètre. La législation européenne le range parmi les organismes de quarantaine prioritaires. Il a déjà sévi au Portugal et en Espagne.

Au printemps 2025, une note de la Draaf de Nouvelle-Aquitaine y voyait « une menace sanitaire majeure pour les massifs résineux de la région ». Le ver peut détruire une forêt entière quand il se propage. La filière sylvicole redoute une prolifération « dévastatrice ».

Comment l'aide est calculée

Le décret, publié mardi au Journal officiel, vise le manque à gagner subi depuis le 5 novembre 2025 par les propriétaires de bois coupés. Il découle des mesures administratives d'immobilisation prises contre le nématode.

Le calcul repose sur un écart : celui entre le prix de vente initialement prévu pour les bois et le prix final de cession. Chaque bénéficiaire est soumis à un plafond. Un arrêté, publié le même jour, précise les modalités.

Notre regard

Le plafond par bénéficiaire pourrait limiter la part du manque à gagner réellement couverte. Le nombre de dossiers déposés d'ici au 15 décembre dira si l'enveloppe de 200 000 euros suffit.

La zone s'étend et de nouvelles contaminations sont confirmées : d'autres propriétaires pourraient se retrouver concernés. Le prochain bulletin de la Draaf montrera si la surface délimitée continue de croître.

Source : ici.fr

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