À Royan, des gilets réfléchissants pour les cyclistes

Gilets de signalisation, sacs réfléchissants pour adultes et pour enfants : samedi 24 octobre, place Charles-de-Gaulle à Royan, des cyclistes sont repartis mieux équipés pour rouler de nuit. L’opération était menée conjointement par la Prévention routière, l’association Vélo Pays royannais et la Communauté d’agglomération Royan Atlantique (Cara).
« L’idée est de sensibiliser les cyclistes sur les dangers qui existent à circuler dans le noir et de leur proposer des solutions pour se signaler », explique Raphaël Claut, technicien du service transport et mobilité de la Cara, qui distribuait lui-même le matériel.
Un pic d’accidents après le changement d’heure
Avec le changement d’heure, la nuit tombe plus tôt et les risques d’accident augmentent. Les autorités de la Sécurité routière observent chaque année un pic d’accidentalité juste après le passage à l’heure d’hiver.
La raison tient au calendrier : le recul d’une heure fait arriver l’obscurité au moment où la circulation est la plus dense, entre les trajets professionnels et les sorties d’école. Cyclistes et piétons se retrouvent dans le crépuscule, voire dans le noir complet, au milieu de ce trafic.
Le nombre d’accidents impliquant des usagers vulnérables, piétons et cyclistes notamment, grimpe alors de plus de 34 %. Environ la moitié des accidents mortels se concentre entre octobre et janvier.
Cyclistes du quotidien et usagers occasionnels
Pour Michael Sarrazin et Jeanine Doutreleau, de Vélo Pays royannais, la sensibilisation reste de mise. À cette période, disent-ils, on croise surtout des cyclistes qui utilisent leur vélo pour leurs déplacements de tous les jours, d’autant plus avec la hausse des prix des carburants. Ces habitués font en général attention aux mesures de sécurité. Le cas des usagers occasionnels est selon eux plus problématique.
Pour eux, les aménagements routiers sont aussi essentiels. « On réclame toujours des voies dédiées aux cyclistes séparées le plus possible de la circulation automobile », disent-ils.
Un cycliste vêtu de sombre et sans équipement n’est visible d’un automobiliste qu’à 35 mètres. Le temps de réaction est donc limité.
Source : Sud Ouest