Saint-Jean-d'Angély : un bistrot sous les halles et une remorque

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À Saint-Jean-d'Angély, un nouveau lieu de convivialité s'est installé à l'intérieur des halles. Caroline Mallet y a ouvert le Bistrot des halles fin juillet, puis a lancé Le Comptoir vagabond fin août, un commerce itinérant dans une remorque.

Pour elle, créer du lien était une évidence. « Née dans une famille ch'ti belge installée à Poitiers, avec un père cordonnier, des grands-parents épiciers, j'ai toujours baigné là-dedans, souhaitant être dans le service aux personnes », raconte-t-elle. Après des études dans le tourisme et l'accueil, en Angleterre et au Sénégal, une licence en économie sociale et solidaire lui a ouvert la gestion d'établissements de service.

Du bistrot à la remorque

Tout s'est enchaîné quand son mari a été muté dans la région : elle a remarqué qu'il manquait un lieu convivial à l'intérieur des halles. Son dossier déposé à la mairie pour y créer un bistrot a été validé. Elle a ensuite imaginé un commerce complémentaire, car autour de Saint-Jean, beaucoup de villages manquent de ce genre de lieux. Sa remorque rappelle l'emblématique vieux tube Renault des années 1950-1960.

Pour cette première saison, le Comptoir vagabond a retenu deux étapes avec un esprit guinguette : Landes, sous les ombrières le vendredi soir, et Villeneuve-la-Comtesse.

Les essais ont été concluants, avec beaucoup de monde et de la bonne humeur. « Quand je levais la tête de mon plan de travail et que je voyais tous ces gens attablés joyeux, certains dansants, partageant les tables, c'est cela dont j'avais envie », sourit-elle.

Elle ne cuisine pas. Pour la charcuterie et le service traiteur, elle travaille avec ses voisins de marché, Gerald et Karine, de GK Bien Manger. De son côté, grâce à sa formation de barista, elle propose cafés, mousses de lait, chocolats, boissons chocolatées et une fontaine à boissons artisanales sans alcool, avec des produits locaux de saison.

L'activité va s'intensifier sous les halles. Chacun peut y faire ses courses, huîtres et charcuterie par exemple, chez les voisins de bancs, puis venir déguster sur place au bistrot en prenant un verre. « C'est ça, l'esprit halles », ajoute-t-elle.

Le Comptoir vagabond reprendra au printemps prochain. D'ici là, Caroline Mallet prévoit des rendez-vous ponctuels le dimanche matin, en mode brunch avec crêpes et vin chaud, sur la place du village, pour garder le lien pendant l'hiver.

Source : Sud Ouest