Tonnay-Charente emprunte 3 millions d'euros pour son pont suspendu

La restauration du pont suspendu de Tonnay-Charente est le chantier majeur du mandat. Il est estimé à 10,36 millions d'euros TTC, répartis sur trois ans. Pour couvrir le reste à charge, fixé à 3 millions d'euros après subventions, la commune a souscrit deux prêts. C'est ce qu'a détaillé le conseil municipal du 26 octobre.
Deux emprunts pour le reste à charge
Le prêt principal atteint 3 millions d'euros. Il court sur vingt-cinq ans auprès de la Banque des territoires, avec un taux indexé sur celui du livret A. L'annuité s'élève à 157 000 euros. S'y ajoute un prêt de portage de trésorerie de 570 000 euros, contracté à 3,52 % auprès du Crédit mutuel océan.
L'adjoint chargé des finances, Patrick Orçonneau, a rassuré les élus sur la capacité de la commune. « Aujourd'hui, la commune rembourse 600 000 euros par an d'emprunt. […] C'est quelque chose qui est supportable par nos finances communales dans la mesure où les choses ont été anticipées », a-t-il dit.
Les habitants sont aussi appelés à contribuer. Dimanche 1er novembre, le running club organise des courses de 5 et 10 kilomètres, qui doivent réunir plus de 700 coureurs. Un euro par dossard sera reversé à la Fondation du patrimoine pour financer l'ouvrage.
Dimanches travaillés et police municipale
La séance a aussi porté sur le commerce. La municipalité réduit de 12 à 5 le nombre de dimanches travaillés autorisés chaque année pour les grandes surfaces. Le maire, Rémi Justinien, explique que 12 ou 9 dimanches auraient envoyé un mauvais signal au marché hebdomadaire et aux commerçants indépendants du centre-ville. Il veut orienter la consommation vers les producteurs et artisans locaux. L'élue Camille Bonnin ajoute que cela permet aux salariés de profiter de leurs dimanches en famille.
En fin de séance, l'élu d'opposition Fernand Troale a posé la question de la sécurité. La police municipale compte trois agents pour plus de 8 000 habitants. Il évoque des vols, des dégradations, des cambriolages de bâtiments communaux et des agressions à domicile.
Le maire est d'accord sur le besoin d'un agent de plus. « Nous pourrions aller jusqu'à quatre. Je pense que c'est un minimum, ça assurerait d'être deux dans le véhicule et une meilleure couverture du territoire », a-t-il déclaré. Il oppose toutefois les contraintes budgétaires imposées par l'État et propose d'inscrire la réflexion dans la préparation du prochain budget. En attendant, la police municipale doit étendre ses circuits aux hameaux de Champservé et de la Noue. La police nationale, avec la BAC, a renforcé ses patrouilles sur la commune.
Source : Sud Ouest