Vals de Saintonge : des adolescents formés au baby-sitting

Pour les familles de Vals de Saintonge, trouver une garde ponctuelle peut passer par un adolescent formé. La Communauté de communes a lancé en 2025 le service « Baby-Sitter près de chez soi », qui vise les jeunes de plus de 16 ans.
Un intermédiaire, pas un employeur
La collectivité n'est pas l'employeur des baby-sitters. La coordinatrice jeunesse, Aurélie Lanoue, le dit ainsi : « Nous ne sommes pas employeur mais intermédiaire référent. »
L'activité reste encadrée : contrat de travail, Cesu (le chèque emploi service universel) et assurance. Le but est double pour elle : offrir une première expérience professionnelle aux jeunes et répondre à un besoin des familles.
Ce que les jeunes apprennent avant de garder
Vingt-trois jeunes de 16 à 20 ans figurent sur la liste d'Info jeunes après une formation aux fondamentaux. Elle couvre les soins de base, les repas et le change, mais aussi l'éveil de l'enfant, sa sécurité affective et des idées d'activités pour les petits. Une formation aux premiers secours complète le programme.
Comment une famille trouve un baby-sitter
Le parent qui a besoin d'une garde ponctuelle contacte Info-jeunes. Il y trouve une personne de confiance disponible près de chez lui.
Les familles ont aussi donné des précisions utiles : la présence d'un chien ou d'un chat, les distractions préférées de l'enfant, le repas à prévoir et d'autres détails qui facilitent la garde.
Les jeunes, eux, peuvent s'informer des offres et demandes de garde du moment dans leur secteur, par SMS ou par WhatsApp au 06 09 77 13 60. Pour en savoir plus, Info-jeunes répond à l'adresse [email protected] et sur le site www.valsdesaintonge.fr.
Le contexte politique du service
Le vice-président en charge de l'enfance, de la jeunesse et de l'éducation, Laurent Bouillé, attire l'attention sur ce service. Il rappelle que le fil directeur de la Communauté de communes, sa politique jeunesse de proximité, tient en trois verbes : protéger, accompagner, responsabiliser. La Communauté de communes veut mieux faire connaître aux jeunes les services et structures proches d'eux. La première expérience professionnelle en fait partie.
Notre point de vue
Le service s'appuie sur un partage des rôles clair : la collectivité met en relation, sans devenir l'employeur. Un point reste ouvert. Les éléments communiqués ne disent pas combien de gardes les vingt-trois jeunes ont déjà assurées. Ce chiffre dirait si l'offre rencontre la demande des familles.
Source : SudOuest.fr