Une rançon réclamée pour les singes volés à Lescar

| Faits divers et sécurité

Les voleurs des treize singes d'Exotic Park, à Lescar, réclamaient une rançon au zoo pour les rendre. La procureure de Bayonne l'a révélé samedi 31 octobre, au lendemain de l'opération qui a permis de retrouver onze animaux.

Onze primates retrouvés près de Tarbes

La gendarmerie est intervenue jeudi 30 octobre au domicile des suspects, dans la banlieue de Tarbes. Elle y a retrouvé onze primates « en état de santé stable », ainsi que 1 500 euros en espèces et cinq fusils de chasse détenus illégalement.

Trois habitants de Tarbes ont été interpellés, puis mis en examen. Deux sont en détention provisoire. Le troisième est placé sous contrôle judiciaire.

Une information judiciaire pour bande organisée

Le Pôle régional environnemental, piloté par le parquet de Bayonne, a ouvert une information judiciaire samedi. Elle couvre la détention, le transport et la cession non autorisés d'espèces non domestiques, le vol et le recel de vol, la tentative d'extorsion et l'association de malfaiteurs en vue de préparer un crime. Les trois premiers chefs sont retenus en bande organisée.

Rançon et annonces de vente en même temps

Les singes avaient disparu dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 octobre. La surveillance des réseaux sociaux a montré qu'ils étaient déjà proposés à la vente. Selon le parquet, cela imposait d'agir très vite : le propriétaire recevait au même moment la demande de rançon.

Dès le mercredi 28, la Section de recherches de la gendarmerie de Pau, aidée par l'Office français de la biodiversité, a fait parler la vidéosurveillance, des analyses numériques, des filatures et la géolocalisation. Ces moyens ont permis de remonter vite jusqu'aux auteurs présumés. Ils avaient récemment fait des repérages sur le site.

Deux animaux toujours introuvables

Les deux singes manquants font l'objet de recherches actives.

Notre regard

Les chefs retenus, de l'extorsion au recel, ne disent pas encore qui a fait quoi parmi les trois mis en examen. Le parquet ne dit pas ce que sont devenus les deux singes manquants, ni s'ils ont déjà été vendus. Tant qu'ils ne sont pas retrouvés, la question de leur vente reste ouverte.

Source : SudOuest.fr

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