Violences conjugales : un retraité d’Anglet condamné à Bayonne

Un retraité de 67 ans a été condamné mardi 27 octobre par le tribunal judiciaire de Bayonne à dix mois de prison avec sursis. Il était jugé pour des violences conjugales sur son épouse, en situation de handicap, à leur domicile d’Anglet. Le tribunal a suivi les réquisitions.
Il reprochait à sa femme de ne plus faire le ménage ni la cuisine. Il avait honte de se montrer dehors avec elle et se moquait de son handicap. Les faits ont commencé par des dénigrements, des insultes et des humiliations. Les violences psychologiques ont ensuite viré aux violences physiques.
Des coups de poing en 2023 et en 2026
L’épouse a reçu un coup de poing dans les côtes en 2023, pour s’être « promenée avec une amie ». Un autre a suivi en 2026, après qu’elle a fait tomber un objet. « Il me bousculait régulièrement, en me faisant tomber par terre sans me relever », a-t-elle raconté à la police, après avoir déposé plainte en juin. Un médecin a constaté une côte cassée et prononcé 15 jours d’ITT, en raison de son état psychologique.
À l’audience, le prévenu s’est posé en victime. Il a accusé sa femme de l’avoir fait « disjoncter » parce qu’elle l’empêchait de dormir la nuit ou ne l’écoutait pas. « Quand je nettoyais le sol, elle rentrait avec les chaussures », a-t-il donné en exemple. Son avocat, Me Lionel Bounan, a reconnu un peu de « rigidité » chez son client.
Une maladie diagnostiquée en 2019
Selon l’épouse, mariée depuis 46 ans, l’attitude de son mari est allée bien plus loin. Une maladie orpheline et dégénérative, qui provoque chez elle des tremblements incontrôlables, lui a été diagnostiquée en 2019. Depuis, il se montre exécrable, jusqu’à lui reprocher de lui avoir causé un infarctus.
Son avocate, Me Juliette Tastet, a détaillé la situation : « Il l’a empêchée de dormir dans le lit conjugal, la forçant à dormir sur un lit de camp. Il lui interdit d’allumer la lumière ou le chauffage. Il l’oblige à manger dans une autre pièce car il ne supporte pas qu’elle en mette à côté à cause de ses tremblements. »
Elle a ajouté que sa cliente n’avait pas pu le quitter plus tôt, car elle dépendait de lui financièrement.
Source : Sud Ouest