Cocktail Molotov sur des gendarmes à Paris, enquête ouverte

| Faits divers et sécurité

Un jet de cocktail Molotov contre des gendarmes mobiles, samedi à Paris, fait l'objet d'une enquête pour tentative d'homicide. Dimanche, le parquet de Paris a précisé que son auteur n'est pas arrêté.

Des dizaines d'arrestations, mais pas pour le Molotov

Le parquet compte 105 interpellations à Paris : 88 liées aux manifestations de samedi et 17 pour la nuit d'Halloween. Parmi elles, 89 personnes sont en garde à vue, dont 61 majeurs et 22 mineurs. La date de naissance de six autres reste à déterminer.

Chez les majeurs, les motifs principaux sont la participation à un groupement en vue de violences ou de dégradations, le port d'arme de catégorie D (poignards, poings américains) et la détention ou le transport de produit incendiaire ou explosif.

Pour le jet lui-même, aucune arrestation n'a eu lieu à ce stade. Les investigations continuent afin d'identifier les auteurs.

Porte de Charenton

Les faits se sont déroulés dans le 12e arrondissement. Sur les images, l'engin explose près d'un membre des forces de sécurité, légèrement touché. Selon le parquet, des objets explosifs ont visé une quinzaine de gendarmes et des policiers. La Sûreté territoriale de Paris mène l'enquête.

Touché par l'engin, le gendarme a décrit sur les chaînes d'information la brûlure ressentie, puis les projectiles qui s'abattaient sur son unité, venus d'un groupe qu'il juge déterminé.

Une qualification lourde, des réactions politiques

Le parquet retient une « tentative d'homicide sur personnes dépositaires de l'autorité publique ». Samedi, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait déjà parlé de tentative de meurtre. Deux candidats à la présidentielle, Marine Le Pen (Rassemblement national) et Bruno Retailleau (Les Républicains), ont jugé le geste insupportable après la diffusion des images.

Blessés et plaintes

Le parquet a lancé un recensement des blessés. Les blessures seraient des brûlures au second degré et des acouphènes, c'est-à-dire des bourdonnements dans les oreilles, mais ce constat reste à préciser. Des premières plaintes devaient être déposées dimanche ; aucune ne l'était encore.

Le bilan de samedi soir du ministère de l'Intérieur et de la préfecture de police fait état de cinq blessés parmi les forces de l'ordre à Paris : quatre policiers et un gendarme. Le parquet juge ce chiffre susceptible d'évoluer. Il mentionne en outre, dans une bien moindre mesure, des atteintes aux personnes et aux biens.

Notre regard

Les gardes à vue visent surtout des faits de groupement et de détention de matériel. Rien dans les éléments du parquet ne relie ces personnes à l'auteur du jet. Deux points feront avancer le dossier : l'identification des auteurs par la Sûreté territoriale et le bilan définitif des blessés.

Source : SudOuest.fr

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