Le funiculaire de Pau revient sur ses rails, 100 000 euros plus cher

| Transports et mobilités

Les cabines du funiculaire de Pau ont été reposées sur leurs rails lundi 26 octobre. La réouverture au public est espérée « dans les prochains jours », peut-être dès la semaine prochaine. De nouveaux travaux ont coûté environ 100 000 euros de plus.

Le funiculaire était revenu de sa révision décennale à la fin du mois d’août. Les équipes d’exploitation du Syndicat mixte des transports urbains de Pau (Pau Béarn Pyrénées mobilité) avaient alors constaté un défaut, et les cabines étaient reparties à l’atelier. La raison : un souci de cote au niveau des roues.

Des roues guides trop larges

« Sous le funiculaire, il y a quatre roues, deux plates et deux équipées d’une gorge pour guider le véhicule sur sa voie », explique Jérémie Neillo, chef du service d’exploitation des transports au syndicat mixte. Ces dernières avaient été refaites en mai-juin, car elles présentaient un défaut. Elles l’ont été selon un nouveau plan, les rails actuels étant plus larges que ceux d’origine, qui datent de 1976. « Sauf que les nouvelles roues guides ont été conçues… trop larges. »

Ces roues s’adaptaient aux rails, et leur conformité avait été validée par l’expert missionné par le ministère des Transports. Mais il restait un jeu, source de petits mouvements parasites. Ceux-ci déclenchaient les dispositifs de sécurité du funiculaire, très sensibles, et stoppaient les machines.

« Dans un premier temps, on a essayé d’ajuster le dispositif, mais sans obtenir la certitude d’éviter d’autres interruptions. On ne pouvait pas bloquer les usagers. Quinze minutes d’arrêt, ça ne semble pas énorme, mais ça suffit pour que quelqu’un rate un train », poursuit Jérémie Neillo.

Le syndicat a donc fait refaire les roues guides avec un jeu plus étroit. La facture initiale dépassait déjà 600 000 euros, et avait elle-même connu des ajouts.

« Pour quelques millimètres, c’est important », confirme le responsable. Selon lui, « la responsabilité de cette erreur est partagée », ce qui devrait rendre incertaine l’intervention des assurances. La faute découlerait d’un manque de documentation dans l’historique du funiculaire. « En fouillant dans les archives papier, nous avons retrouvé des éléments, mais ce n’était pas simple. »

Tests avant la réouverture

Les cabines sont reposées, « et le jeu semble bon », dit Jérémie Neillo, qui a vérifié ce point en premier. La remise en service reste longue : le câble central n’est pas encore rattaché. Une fois cette étape terminée, mardi soir ou mercredi matin selon l’avancement, des mouvements à vide ou avec les conducteurs permettront de tester les sécurités.

L’expert missionné par le ministère repassera pour une dernière validation, « chose qui était optionnelle », précise Arnaud Jacottin, maire de Billère et président du syndicat mixte. Il voulait que l’expert revienne pour être « parfaitement serein » avant la réouverture. Celle-ci reste soumise aux défauts éventuellement constatés lors des tests.

Source : Sud Ouest

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