Mont-de-Marsan : le maire promet un référendum sur le centre-ville

Le maire de Mont-de-Marsan, Frédéric Dutin, confirme qu'il pourrait soumettre l'avenir du centre-ville à un référendum local. Il l'explique dans un entretien accordé à Sud Ouest, alors que l'abstention a atteint 41 % au premier tour des dernières municipales et 38 % au second.
Pendant la campagne, il s'était dit ouvert à ce type de consultation, à condition de la réserver aux dossiers structurants. Il en envisage « deux, peut-être ». Le principal porterait sur le sens de circulation et sur la piétonnisation de certains axes, comme la rue Gambetta, pour redynamiser le commerce.
Pas de calendrier
« Je ne peux pas vous donner de calendrier », prévient l'élu. Selon lui, les sujets sont liés. Il ne peut pas proposer de piétonniser sans réflexion sur l'avenir de l'îlot Lacoste, inoccupé depuis le départ de la librairie historique, ni sur celui des Nouvelles Galeries. Les commerçants devront aussi donner leur avis.
Rien n'est acquis pour autant. Si les retours le justifient, « peut-être aussi qu'on ne touchera à rien », et il n'y aura alors pas de consultation. « Ce n'est pas une obligation », dit-il. Les modalités restent à définir.
Sur la participation de la Ville et de l'Agglo à la LGV, le maire ne change rien : elle est actée. Il cite des sondages selon lesquels 80 % des Landais y sont favorables. D'après les chiffres du dernier conseil de Mont-de-Marsan Agglo, la contribution s'élève à 544 000 euros par an, pour un montant total de 21,7 millions d'euros.
Des conseils de quartier remaniés
Frédéric Dutin veut aussi revoir les conseils de quartier, le Conseil de développement et le Conseil des enfants, qui deviendrait un Conseil des jeunes. Il recevra les anciens représentants des conseils de quartier le 2 novembre pour les remercier. Le renouvellement est prévu début 2027.
Le nouveau schéma repose sur six îlots. Chaque conseil compterait dix membres : un élu référent, un élu suppléant et huit habitants, désignés par tirage au sort parmi les candidats après une réunion de présentation. La parité et la diversité des âges seraient recherchées. Le mandat durerait trois ans, avec des réunions trimestrielles, des réunions de suivi avec les élus et les services, et un bilan annuel. Le maire s'y présenterait chaque année pour répondre aux questions, comme le faisait son prédécesseur Philippe Labeyrie.
« Ce que je souhaite, c'est qu'on passe d'un système de consultation/doléances à quelque chose où on va fabriquer les décisions avec les quartiers », dit-il. Les élus décideront en dernier lieu, mais il veut que les citoyens « co-construisent ».
Le Conseil de développement, composé de bénévoles, a selon lui produit de bons travaux, trop peu soumis aux élus. Ils ne l'auraient été qu'une seule fois lors du mandat précédent. Un tirage au sort pour une assemblée citoyenne ne le convainc pas pour l'instant : il juge qu'il faut d'abord « réenchanter le système ».
Élu avec 4 700 voix, soit 22 % des 20 800 inscrits, Frédéric Dutin dit écouter tout le monde. Il assure qu'il ne sera pas dogmatique sur le centre-ville et que, si ces réformes ne fonctionnent pas au bout d'un an ou deux, il ne s'obstinera pas.
Source : Sud Ouest