Le phare de La Coubre, un monument condamné par la mer
Avec ses rayures rouges et blanches et ses 64 mètres de hauteur, le phare de La Coubre est l'une des silhouettes les plus connues de la Charente-Maritime. Il se dresse à La Tremblade, sur la Côte sauvage, face à la baie de Bonne-Anse. Sa lumière porte à plus de 50 kilomètres et guide les navires vers l'entrée de l'estuaire de la Gironde, une zone de forts courants et de bancs de sable mouvants.
Trois siècles de signaux sur la côte
L'histoire commence à la fin du XVIIe siècle, avec l'installation d'une première balise. En 1895, une grande tour en pierre est construite à environ 1,5 kilomètre du rivage. Mais l'érosion rapproche vite la mer : la tour s'effondre en 1907, une dizaine d'années seulement après sa construction. Entre-temps, en 1905, le phare actuel était entré en service. Les ingénieurs l'avaient volontairement bâti loin de l'eau, pour qu'il dure longtemps.
Le phare a été classé monument historique en 2011. Il fonctionne toujours. Mais ce classement ne peut rien contre le recul du trait de côte, qui se poursuit année après année. Aujourd'hui, la mer n'est plus qu'à environ 130 mètres de ses fondations.
Une démolition décidée, sans calendrier
Face à cette menace, la décision a été prise de démolir le phare à terme. Aucune date n'a été annoncée. Il n'est pas prévu de le déplacer ni de le reconstruire ailleurs. Pour les habitants comme pour les visiteurs, ce géant de la Côte sauvage reste pour l'instant debout, mais son avenir illustre la force de l'érosion sur ce littoral, qui avait déjà emporté la tour de 1895.
Source : ICI La Rochelle