Saint-Jean-le-Vieux dit au revoir à ses sœurs après 170 ans

| Patrimoine et histoire |

Après 170 ans de présence, la communauté des religieuses de Saint-Jean-le-Vieux va fermer. Ses deux dernières sœurs rejoindront la maison mère, Notre-Dame du Refuge, à Anglet.

Le calendrier des adieux

La fermeture est fixée au lundi 9 novembre. La veille, à 10 h 30, l'église accueille une messe d'action de grâce, à laquelle les paroissiens sont invités nombreux. Elle doit remercier les religieuses de leur présence dans le village.

Sœur Maité et le souci des jeunes

Native d'Ossès, sœur Maité Etcheverry Bortheiry est arrivée il y a six ans, à son retour d'une mission en Afrique. On lui a demandé de faire le catéchisme, et elle a accepté.

Sœur Maité décrit de belles messes et de beaux enterrements, que tout le monde apprécie. Le manque, selon elle : « on n'a pas de jeunes et d'enfants ». Elle se réjouit que l'évêque ait ouvert un séminaire à son arrivée, car plusieurs séminaristes sont aujourd'hui en formation. Elle rêve aussi de voir un jour une communauté du Chemin neuf s'installer dans le diocèse, convaincue que cela attirerait les jeunes.

Sœur Graxiana, douze ans au village

Originaire de Saint-Michel, sœur Graxiana Etchandy est arrivée à la communauté il y a douze ans. « Je me suis sentie comme chez moi à Saint-Jean-le-Vieux », confie-t-elle. Elle évoque l'esprit de famille et les contacts simples avec les villages alentour. Elle se dit soucieuse que le travail en paroisse continue.

Une histoire commencée en 1856

Tout a débuté en mai 1856. Le père Cestac préside alors la cérémonie d'installation de trois Servantes de Marie dans la commune. Les sœurs ont surtout dirigé l'école du village et fait la classe aux enfants. Elles ont aussi pris part à diverses activités paroissiales et à des soins à domicile.

La nouvelle de la fermeture a ému les habitants.

Notre point de vue

Le départ referme un chapitre de 170 ans pour le village. Le texte ne dit pas qui reprendra ces activités. La préoccupation de sœur Graxiana reste entière : le travail doit se poursuivre après la fermeture.

Source : SudOuest.fr

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