Collision de trains en Espagne : une Française parmi les morts

Une Française figure parmi les victimes de la collision de deux trains à grande vitesse, survenue mercredi dans le centre de l'Espagne. Le ministère français des Affaires étrangères l'a annoncé samedi. Le bilan s'élève à au moins 69 morts.
La réaction de Paris
Le ministère avait indiqué jeudi être sans nouvelles de « plusieurs » ressortissants français. Samedi, il a publié un communiqué : « Nous sommes en lien constant avec sa famille à qui nous présentons toutes nos condoléances. »
Le Quai d'Orsay a aussi dit l'émotion de la France devant l'accident et pensé aux blessés comme aux proches des victimes. Il a affirmé « la pleine solidarité » de Paris envers les autorités espagnoles et leur population.
Une identification encore en cours
Les services espagnols travaillent à identifier les victimes. Cette catastrophe ferroviaire figure parmi les plus meurtrières d'Europe depuis le début du siècle.
Les autorités de Castille-La Manche, la région où l'accident s'est produit, ont recensé 67 signalements pour disparition. Quatorze concernent des étrangers. Ils viennent d'Argentine, d'Australie, du Canada, des États-Unis, de France, du Japon, de République tchèque, de Tunisie et du Venezuela.
Le président de la région, Emiliano García-Page, n'a pas exclu que le nombre de morts augmente. Il a précisé que les secouristes avaient rassemblé des corps complets, mais aussi « jusqu'à 31 sacs contenant des restes » humains.
Ce que l'on sait de l'accident
La rame de la compagnie publique Renfe, sur la liaison Madrid-Séville, est entrée par l'arrière dans un autre train. Ce dernier relevait de la compagnie privée Iryo, filiale du groupe public italien FS (Trenitalia). Il stationnait sur la voie, à 150 kilomètres au sud de Madrid.
La raison de la collision n'est pas établie. Les enquêteurs cherchent toujours à la déterminer.
Notre regard
Le chiffre de 69 morts pourrait encore évoluer, puisque des signalements de disparition restent ouverts et que l'identification se poursuit. Les causes de la collision restent à établir : les enquêteurs cherchent toujours à les déterminer.
Source : Charente Libre