Stade Rochelais : Hastoy, un ouvreur qui prend le leadership

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Antoine Hastoy, ouvreur du Stade Rochelais, a 29 ans et passe un cap en 2026. Rappelé par Fabien Galthié en équipe de France, il aborde en confiance la réception de l'UBB, dimanche à 21 h 05. Le capitaine rochelais Grégory Alldritt en a témoigné après le succès contre Clermont (38-13) le 3 octobre, match où Hastoy a inscrit le deuxième de ses trois essais de la saison.

« Il est dans la lignée de sa fin de saison, et même de son match face aux All Blacks, où il avait été très bon avec l'équipe de France. Tant qu'il sera à ce niveau, il nous fera énormément de bien », a dit Alldritt. Le 12 octobre, il confiait à L'Équipe : « Depuis la fin de saison dernière, Antoine Hastoy m'a vraiment beaucoup aidé dans son rôle de leader et de meneur de jeu. Ça m'a libéré de beaucoup de choses et ça m'a permis de me reconcentrer sur mon jeu. »

Le 17 octobre, en Champions Cup, il a donné deux passes décisives face aux Lions : une longue sautée pour Tevita Ofa, puis un coup de pied millimétré pour Davit Niniashvili. Alternance, longueur au pied, prises d'initiative, précision face aux poteaux : le numéro 10, onze fois international, montre tout le registre d'un ouvreur des Bleus.

Un cadre sur la durée

Arrivé au club en 2022, l'ancien Palois avait déjà joué ce rôle par séquences, en particulier lors du titre européen de 2023. En 2025, il avait donné le sentiment de se caler dans la roue de Nolann Le Garrec. Cette saison, une discussion animée avec ce dernier sur la pelouse de Marcel-Deflandre, lors de la défaite face au Racing 92 (10-20) le 19 septembre, va dans le sens de cette nouvelle dimension.

Romain Sazy, adjoint de Ronan O'Gara, évoque un joueur en confiance : « On connaît ses qualités de vitesse, de choix, sa justesse de jeu. On l'attend comme un vrai pilote avec Nolann ou Valentin Bouju et actuellement, il s'exprime pleinement. » Pour le rugby d'hiver qui s'annonce, il faudra selon lui être très juste dans les choix de jeu et parfois un peu restrictif.

Jules Favre souligne le changement d'approche : « Il a plus tendance à corriger les mecs, à vraiment prendre les choses en main. Que tu sois devant ou derrière, tu sais que c'est lui le patron, que c'est lui qui décide. » Le jeune demi de mêlée Valentin Bouju, 18 ans, a déjà salué l'accompagnement de son aîné. Dillyn Leyds confirme : « Avec Totoy et Nini, c'est très bien. »

Reste la défense. Jules Favre rit de sa frustration quand on le décale en deuxième centre : « Parfois je lui dis de plaquer un peu aux jambes, car il aime bien le faire un peu haut quand même. Il a sa technique à lui, mais il ne se défilera pas. » Avoir un 10 qui plaque et s'envoie, ajoute-t-il, « c'est cool ».

Source : Sud Ouest