Incendie mortel à Clermont-Ferrand : deux jeunes hommes écroués

| Faits divers et sécurité

Deux hommes de 21 et 20 ans sont en détention provisoire après l'incendie d'un immeuble de Clermont-Ferrand qui a fait quatre morts. Le parquet l'a annoncé dimanche.

Déroulé et mobiles non précisés

Aucune précision n'est donnée sur le déroulé des faits ni sur les mobiles de l'incendiaire présumé. Le parquet avait rapidement indiqué que les premières constatations laissaient entrevoir une origine criminelle possible.

Une mise en examen ouvre une phase d'instruction judiciaire. Elle ne vaut pas condamnation. La détention provisoire place la personne en prison avant tout jugement.

Quatre corps, une identification qui reste à faire

Quatre corps ont été découverts sous les gravats par les secours. Leurs recherches étaient périlleuses, car le bâtiment était fragilisé.

Selon le parquet, il s'agirait de trois hommes et d'une femme. Pour les identifier, des autopsies et des comparaisons ADN seront nécessaires.

Un immeuble de cinq étages au fond d'une impasse

Le feu s'est déclaré vendredi vers 3 h dans un immeuble d'habitation de cinq étages, accolé à d'autres bâtiments. Il se trouve dans une impasse étroite, ce qui compliquait l'accès des véhicules de secours.

Deux appartements brûlaient déjà à l'arrivée des pompiers, d'après la mairie. Les flammes ont gagné la toiture. Les 4e et 5e étages se sont effondrés, tout comme l'escalier.

Six personnes légèrement blessées ont été hospitalisées. Une résidente a sauté par la fenêtre de son appartement pour s'échapper.

Deux hommes, deux qualifications

Le premier suspect, 21 ans, est accusé d'être à l'origine du sinistre. La procureure adjointe Laure Moisset, dans un communiqué, cite notamment la destruction du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes ayant entraîné la mort. Il avait été interpellé vendredi matin, quelques heures après le début de l'incendie.

Le second, 20 ans, aurait été à ses côtés lors de la mise à feu. Il s'est présenté de lui-même au commissariat samedi vers 20 h. On lui reproche de ne pas être intervenu : il est mis en examen pour abstention volontaire d'empêcher un crime ou un délit contre l'intégrité d'une personne.

Les riverains pris en charge

Les bâtiments voisins ont été évacués par précaution. La mairie compte une trentaine de personnes concernées, prises en charge par la municipalité. Le dispositif comprend aussi une cellule d'urgence médico-psychologique.

Notre point de vue

Les deux mises en examen reposent sur des qualifications très différentes : l'une vise une destruction ayant entraîné la mort, l'autre une abstention. Ce que l'enquête établira sur le déroulé de la nuit, que le parquet n'a pas détaillé, pèsera sur la suite. L'identification des quatre victimes dépend des autopsies et des analyses ADN.

Source : SudOuest.fr

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