La Garonne à son plus bas depuis trente ans, lâchers d'eau en novembre

À cette saison, les rivières du Sud-Ouest devraient commencer à se recharger. La Garonne, elle, affiche son niveau le plus bas depuis trente ans et ne tient que grâce à des lâchers d'eau, poursuivis cette année en novembre.
Octobre sous les 30 millimètres presque partout
Les données officielles du réseau de surveillance hydrologique pour octobre 2026 décrivent des pluies très faibles sur presque toute la France. Le cap des 30 millimètres a été difficile à franchir, des Pyrénées jusqu'au Nord-Est. Dans le bassin de la Garonne, les cumuls mensuels sont tombés par endroits sous 10 millimètres.
Septembre avait déjà battu des records : les sols superficiels n'avaient jamais été aussi secs dans le grand bassin Adour-Garonne.
Des réservoirs d'altitude qui se vident
Les pluies du printemps avaient bien rempli les réservoirs d'altitude. Depuis juillet, les lâchers n'ont plus cessé et les réserves baissent à vue d'œil. Selon Sud Ouest, si de nouvelles pluies abondantes ne viennent pas dans les prochaines semaines, le système atteindra ses limites avant l'hiver.
Une facture quotidienne pour EDF
Vider ainsi les barrages pyrénéens a un prix. EDF, qui exploite ces ouvrages, reçoit des compensations financières chaque jour : entre 50 000 et 100 000 euros.
Des lâchers jusqu'à fin novembre
D'ordinaire, la réalimentation du fleuve s'arrête au 31 octobre. Cette année, elle continue en novembre, une première historique.
Franck Solacroup, directeur général des services de l'organisme public territorial en charge du bassin, a dit à Ici Occitanie que les équipes travaillent pour tenir ces lâchers jusqu'à fin novembre. Il parle d'un scénario « inédit et très tendu ». Chaque jour, les gestionnaires ajustent les débits pour préserver d'abord l'eau potable, l'irrigation et les besoins industriels.
Source : SudOuest.fr