Girondins : verdict du tribunal de commerce le 13 novembre

La vente des Girondins de Bordeaux à Park Bench dépend désormais d'un seul feu vert, celui du tribunal de commerce. Il rendra sa décision le 13 novembre, après une audience d'une heure mardi.
Ce que Park Bench promet
Devant le tribunal, Park Bench a répété son engagement de verser « 25 millions d'euros pour éviter de nouveaux étés dramatiques sur le devenir du club ». Les 1,2 million d'euros déjà versés sous forme de prêt seraient transformés en capital, comme les apports à venir. Ils ne deviendraient donc pas une dette.
Le président Dominique Delport assure qu'en cas de validation par le tribunal, l'avenir du club serait consolidé pour les prochaines années.
Le club a aussi trouvé un accord de principe sur l'usage du stade Atlantique, avec une jauge réduite. Aujourd'hui, la location coûte 60 000 euros par match pour 25 000 places. La convention doit être débattue et votée au conseil métropolitain le 4 décembre.
Une dette ramenée de 21,5 à 14,5 millions d'euros
Le club demandait de modifier son plan de continuation, c'est-à-dire l'échéancier de remboursement de ses dettes. Elles s'élevaient à 21,5 millions d'euros, ramenés à 18,6 millions après vérification. Le nouveau plan les réduit à 14,5 millions.
Le remboursement serait étalé sur 12 ans. Il resterait très faible au début : 1 % en 2027 et 2028, puis 2 % en 2029 et 2030. Cet échéancier tient compte de la relégation du club en Régional 1.
L'homologation de cette modification est la dernière condition pour finaliser la cession à Park Bench Bordeaux, la société des investisseurs repreneurs. En cas de feu vert, la vente sera conclue juridiquement dans la foulée.
Neuf classes de créanciers sur quatorze ont voté pour
Lors du vote préalable, neuf classes sur quatorze votantes ont approuvé la demande. Elles pèsent 70 % du montant des créances. Parmi elles figurent les deux classes de Fortress, dont la créance a été rachetée par Park Bench, et trois classes de l'État. L'État a accepté d'abandonner 2 millions d'euros, tandis que le montant de la TVA reste inchangé.
Les quatre classes d'actionnaires ont aussi voté pour.
Les créanciers sportifs, les fournisseurs, la Ville et la Métropole ont voté contre. La Ville et la Métropole voient leur créance à nouveau réduite de 90 %.
Une audience d'une heure
Dominique Delport et le directeur général Arnaud Saint-André sont venus avec l'analyste financier des repreneurs, Raphaël Augry, et deux avocats. Le président du tribunal et ses deux assesseurs ont interrogé le club et Park Bench sur le fondement de la modification et son financement. Ils ont aussi entendu le juge-commissaire, le commissaire chargé de suivre l'exécution du plan, le mandataire, ainsi que les conseils de la Ville, de la Métropole et du conseil de gestion de l'administration.
Notre point de vue
Le vote des créanciers laisse peu de place au doute, mais seul le jugement du 13 novembre compte. Le refus de la Ville et de la Métropole, dont la Métropole votera la convention sur le stade le 4 décembre, pourrait peser sur ce vote.
Source : SudOuest.fr