Le « hip-drop tackle » passe au rouge en Top 14 et Pro D2

Un geste qui blessait des joueurs devient une faute lourde. Le « hip-drop tackle » est interdit par World Rugby depuis le 1er novembre, et les arbitres du Top 14 et de la Pro D2 le sanctionnent, le plus souvent d'un carton rouge, dès ce week-end.
Ce que la règle vise exactement
Le secteur professionnel des arbitres français a fixé une définition. Le défenseur attrape le porteur du ballon et le retient, bascule les hanches, puis se laisse tomber de tout son poids sur ses jambes. C'est ce que Mathieu Raynal, manager de ce secteur, a détaillé mardi soir dans un message.
Pour l'instant, la France ne cible que les cas clairs et évidents, dangereux pour le joueur plaqué. Ils seront punis d'un carton rouge « dans la très grande majorité des cas ». Cela concerne surtout un défenseur qui poursuit le porteur, le saisit par-derrière et projette délibérément tout son poids sur ses jambes. Un plaquage en poursuite reste possible si le défenseur ne transfère pas son poids.
Un clip vidéo destiné aux entraîneurs et aux arbitres illustre les situations visées.
Pourquoi le changement arrive en pleine saison
Une nouvelle règle n'est d'ordinaire appliquée qu'à la période internationale de juillet, comme le prévoient les accords internationaux. Cette fois, World Rugby a choisi d'avancer l'échéance pour garantir la santé des joueurs. Les championnats professionnels français suivent le mouvement.
Ce plaquage, dit pivotant ou « avec chute de hanche », était jusque-là légal. World Rugby a modifié la loi 9.13, qui range désormais le plaquage avec chute de hanche parmi les plaquages dangereux, comme ceux qui entraînent un contact à la tête.
Deux blessures citées
Le 10 octobre, l'ailier néo-zélandais Leroy Carter a marqué un essai contre l'Australie. Il s'est blessé à la cheville gauche, écrasée sous le poids du flanker australien Rob Valetini, qui tentait de l'arrêter.
En Top 14, le Perpignanais Maxim Granell a été blessé face à Toulon lors de la journée précédente. Cette blessure est présentée comme une nouvelle victime de ce plaquage. Pour les rencontres internationales, en revanche, la sanction reste floue.
Source : rugbyrama.fr