Legrand à Lagord : la colère des salariés avant la fermeture

| Économie locale

Le groupe Legrand a annoncé un projet de fermeture définitive de son site de Lagord, prévue fin 2028. Environ soixante salariés sont concernés, et ils expriment leur colère.

Une signature qui divise

Au moment des négociations, le personnel se partage en deux camps. Selon Alexis Richard, la moitié des salariés reste opposée à la signature de l'accord.

L'autre moitié se résout à signer par nécessité plus que par adhésion. Selon lui, la peur est là : un refus ôterait à de nombreuses familles des mesures essentielles.

Limoges, un reclassement difficile d'accès

Le groupe propose des postes en interne, notamment à Limoges. Selon le porte-parole local, Alexis Richard, l'éloignement géographique rend ces emplois difficiles d'accès.

Pour 95 % des salariés, la perspective serait le licenciement, faute de pouvoir accepter un transfert dans le Limousin.

Des revendications peu entendues

Le personnel réclamait notamment une indemnité forfaitaire pour ceux qui quittent l'entreprise dans le cadre du PSE. Ce plan de sauvegarde de l'emploi fixe les mesures d'accompagnement des salariés dont le poste disparaît.

Le responsable du CSE note que les aides au reclassement externe ont elles aussi très peu évolué. Sur les revendications principales, rien de majeur n'a été obtenu.

Le 1er octobre, le directeur France, Morgan Malecotte, était venu à Lagord. Il avait promis de traiter les salariés avec respect et dit ne pas vouloir « un PSE au rabais ».

Un dialogue social jugé rompu

Alexis Richard estime que le dialogue social, encore vivant il y a quelques mois, a disparu. Il juge que la direction s'agite pour sauver l'image du groupe.

Les salariés reprochent à la mainmise financière et actionnariale d'avoir mis fin aux investissements et à la sauvegarde de l'outil industriel. Ils se disent victimes d'une sortie de carrière qu'ils n'ont pas choisie.

Contactée par Sud Ouest, la direction n'a pas souhaité répondre.

Notre point de vue

Ce dossier pose la question de l'écart entre les déclarations d'intention et le contenu des négociations. La suite dépendra de la signature, que seule la moitié du personnel semble prête à accepter, et de la réponse de la direction, silencieuse pour l'instant. La date de fin 2028 laisse du temps, sans dire ce que deviendra chaque poste.

Source : SudOuest.fr

Information relayée avec le concours de