Rivedoux-Plage : une balle belge de 1940 retrouvée dans les rochers

| Charente-Maritime et Nouvelle-Aquitaine

Après environ 80 ans dans l'eau de mer, une cartouche de 1940 est restée scellée. Trouvée à Rivedoux-Plage, sur l'île de Ré, elle a pu être datée avec précision par l'usine belge qui l'avait fabriquée.

Une munition encore fermée

Malgré les décennies passées dans l'eau salée, la cartouche n'a pas été ouverte. Elle garde son amorce centrale de type Boxer, non corrosive et étanche.

Les membres de l'usine qui ont participé à l'expertise ont été ravis par une datation aussi précise.

L'usine belge a reconnu sa production

Le culot à gorge est frappé du sigle FNB. Il désigne la Fabrique Nationale du Browning Group, installée à Herstal, en Belgique, et toujours en activité. Son directeur de la communication, Henry de Harenne, a rassemblé quelques collègues pour examiner la pièce.

D'après lui, le marquage est celui de la série F N B 40, ce qui place la sortie d'usine en 1940. La cartouche est du type 7,65x53 Mauser, employé par l'armée belge pour ses fusils d'infanterie. Sa balle est pointue, de calibre 30.

Pourquoi une cartouche belge sur une plage de Ré

La présence de cette munition sur l'île s'explique, selon Henry de Harenne, par l'invasion de la Belgique en mai 1940. Les Allemands y ont capturé beaucoup de matériel et des stocks de l'usine. Une grande partie des armes a ensuite été distribuée à leurs forces destinées à l'occupation.

À La Rochelle, les Allemands ont aussi eu entre les mains de nombreux fusils Mauser belges, pris comme butin de guerre. Les munitions prises par quantités énormes leur ont permis de s'en servir avec le calibre d'origine. Celle de Rivedoux a été produite en 1940, avant mai.

Une boîte à thé en mairie

Le mercredi 28 octobre, une mère et ses deux enfants ont apporté la balle à la mairie de Rivedoux-Plage. Elle était rangée dans une boîte à thé. La famille l'avait trouvée dans les amas rocheux de la promenade Théodore Porsain.

La mairie remercie la mère et ses enfants : leur geste montre, selon elle, ce qu'un objet conservé peut apporter à l'histoire locale.

Notre regard

Un simple marquage a suffi pour remonter jusqu'à une production d'avant l'invasion de mai 1940. Selon l'explication de l'usine, la cartouche serait ensuite passée entre des mains allemandes. L'article ne dit pas ce qu'il adviendra de la pièce, ni si la mairie compte la montrer au public. —

Source : SudOuest.fr

Contenu publié avec l'aide de