Saint-Georges-de-Didonne : suspension demandée pour un médecin

| Santé et société |

Un médecin généraliste de Saint-Georges-de-Didonne, près de Royan, pourrait être suspendu temporairement d'exercice. Plusieurs plaintes ont été déposées contre lui, et une partie vise des relations avec des patientes.

Une suspension demandée en urgence

L'Agence régionale de santé (ARS) de Charente-Maritime a été saisie par le Conseil de l'ordre départemental des médecins. La demande porte sur une suspension d'exercice de cinq mois au maximum, pour vérifier si le médecin a commis des manquements dans l'exercice de son métier.

Le directeur départemental de l'ARS, Laurent Flament, précise que la mesure n'a rien de définitif. Si le Conseil de l'ordre indiquait demain ou la semaine prochaine que tout va bien, le médecin pourrait reprendre.

Le signalement du parquet de Saintes

Le parquet de Saintes, saisi de « plusieurs plaintes », a alerté l'ARS. Son procureur, Benjamin Alla, relève que les faits dénoncés sont survenus dans un contexte de relations sentimentales multiples. Selon lui, plusieurs de ces femmes étaient suivies par le médecin, et certaines avaient aussi un lien professionnel avec lui.

Le parquet souligne la porosité entre la relation de médecin à patiente et la relation sentimentale. Il a donc officiellement averti l'ARS et le Conseil de l'ordre, afin que les instances déontologiques et disciplinaires prennent les mesures appropriées.

Un volet pénal en deux temps

Trois anciennes compagnes ont porté plainte. Une enquête a été ouverte pour violences par conjoint, harcèlement moral et viol. Le parquet a ensuite poursuivi pour violences conjugales avec une incapacité totale de travail de plus de huit jours. L'audience du tribunal correctionnel est fixée au 8 juin 2027, à 14 heures.

Pour le reste, le procureur affirme que les éléments recueillis ne suffisent pas, selon l'enquête, à retenir le harcèlement moral et le viol. Il note que la justice, l'Ordre des médecins et l'ARS ont communiqué entre eux et agi comme il le fallait, à son avis.

Des plaignantes qui poursuivent

Le quotidien a rencontré deux des femmes concernées. Elles ont connu le généraliste dans un cadre professionnel avant d'entamer une relation intime qui, disent-elles, a viré au calvaire. Elles affirment qu'il y a de nombreuses autres victimes.

Elles ne comptent pas en rester là. Leurs avocats les ont laissées tomber après le classement sans suite de la majorité des plaintes, selon elles, mais elles disent vouloir poursuivre leur action : « Il faut que ce monsieur ne puisse plus exercer. »

Source : SudOuest.fr

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