Smic : Smic : Farandou favorable à une hausse avancée à décembre

| Consommation et pouvoir d'achat |

Le Smic pourrait être relevé plus tôt que prévu. Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, se dit favorable à l'idée d'avancer à décembre la revalorisation automatique, qui tombe d'habitude le 1er janvier.

Un seuil de 1 500 euros net en ligne de mire

Le Smic est le salaire minimum légal. Sa hausse automatique intervient d'ordinaire au 1er janvier : l'avancer à décembre change la date, pas le principe.

Invité de TF1 vendredi 6 novembre, Jean-Pierre Farandou a résumé son raisonnement en une phrase : « Je trouve que le symbole est important. » Il estime utile d'essayer de dépasser la barre des 1 500 euros net. Le salaire minimum est aujourd'hui de 1 478 euros.

La rue a donné de la voix jeudi

Ces déclarations suivent une journée de grèves et de manifestations sur les salaires et le pouvoir d'achat, à l'appel de la totalité des syndicats. Les chiffres s'opposent : la CGT annonce 1,6 million de participants. Les autorités, dans leur décompte définitif, en comptent 575 000, répartis dans 193 cortèges.

Le mouvement ne s'arrête pas là. Des organisations de jeunesse et des gilets jaunes promettent de nouvelles actions samedi pour l'« acte 4 » d'un mouvement lancé le 17 octobre. Pour l'organisation étudiante Unef : « nous ne lâcherons rien, rendez-vous le 7 novembre ».

Dimanche et lundi, deux échéances

Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a demandé à Jean-Pierre Farandou de conclure avant dimanche les consultations qu'il conduit sur les salaires depuis plusieurs jours. Lundi, Matignon accueillera une « conférence sociale » avec les organisations syndicales et patronales.

Côté fonction publique, le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, continue de discuter avec les représentants des agents. Leurs syndicats demandent une hausse du point d'indice, la base qui sert à calculer la rémunération des fonctionnaires.

L'intersyndicale a réagi par un communiqué commun. Elle prend acte de la réunion de lundi, mais affirme que seule une réponse aux revendications portées depuis des semaines arrêtera la mobilisation. Elle déplore que fonctionnaires et jeunes, toujours nombreux dans les cortèges, n'aient pas de rendez-vous.

C'est à l'issue de la réunion de Matignon que les syndicats décideront de la suite du mouvement.

Source : franceinfo

Rédigé avec le concours de