Un A320 Dublin-Rome dérouté à Évreux après une alerte à la bombe

Depuis lundi, les alertes à la bombe se succèdent contre des vols européens. Jeudi 5 novembre 2026, c’est un appareil d’Aer Lingus qui a été dérouté vers la base aérienne d’Évreux, en Normandie.
Lundi : un vol de Wizz Air escorté jusqu’à Budapest
Le lundi 2 novembre, un vol de Wizz Air entre Londres-Luton et Sofia a été dérouté vers Budapest. Une menace similaire était en cause. Deux avions de chasse hongrois ont escorté l’appareil jusqu’à son atterrissage.
Mardi : au moins sept vols visés
Le lendemain, selon les autorités des pays concernés, au moins sept vols commerciaux ont fait l’objet de fausses menaces. Pologne, Italie, Espagne et Bulgarie sont cités. Ryanair, Wizz Air, SAS et LOT Polish Airlines étaient touchées.
À Rome, deux avions venus de Lisbonne et de Dublin ont été contrôlés dès leur arrivée à Fiumicino. L’armée de l’air italienne a escorté celui de Dublin.
En Pologne, un appareil de LOT reliant Londres à Varsovie s’est posé à Modlin. Une piste de l’aéroport Chopin a été fermée un temps.
Un vol Ryanair Manchester-Murcie a déclenché un protocole d’urgence en Espagne. D’autres alertes ont concerné des avions à destination de Sofia.
Dans tous ces cas, aucun engin explosif n’a été découvert lors des inspections à l’atterrissage. Les alertes ont été levées.
Jeudi : l’A320 d’Aer Lingus dévié vers l’Eure
L’avion est un Airbus A320 de la compagnie irlandaise, sur la ligne Dublin-Rome. D’après Flightradar24, ce vol, identifié EIN40G, devait quitter Dublin à 6 h 25 et atteindre Rome à 10 h 35, heures locales.
Matignon a annoncé le déroutement. Ses services disent suivre la situation en « temps réel », selon les procédures en vigueur.
Origine de l’alerte et passagers : aucune précision
Ni la cause de l’alerte, ni le motif exact du déroutement, ni le nombre de personnes à bord n’ont été précisés à ce stade.
Notre regard
Rien n’autorise à relier l’incident d’Évreux aux alertes précédentes : aucun élément ne permet de l’établir à ce stade. La suite dépendra de ce que Matignon ou la compagnie rendront public sur l’origine de l’alerte et sur le déroulement de l’atterrissage.
Source : Ouest-France