Aubière : la Courstache bat son record avec 6 700 coureurs

La Courstache, course solidaire contre les cancers de la prostate et des testicules, a réuni plus de 6 700 personnes dimanche 25 octobre à Aubière (Puy-de-Dôme) pour sa 10e édition. C'est un record : 200 coureurs de plus qu'en 2025 se sont alignés au départ.
Quatre parcours étaient proposés, pour les athlètes comme pour les coureurs du dimanche : un 10 km élite, un 10 km chrono, un 5 km chrono et un 5 km en marche ou à allure libre. Le premier départ a été donné au pistolet à 8 h 45.
Une victoire en 31 minutes et 47 secondes
Sur le 10 km élite, Mickaël Gras, athlète de l'équipe de France de marathon, a franchi la ligne en 31 min 47 s, soit une vitesse moyenne de 18,88 km/h. Il n'a pas battu le record de l'épreuve, 29 min 57 s, qu'il avait lui-même établi. Cette performance le qualifie pour les championnats de France du 10 km de la Fédération française d'athlétisme. Louise Chaillou est la première femme à l'arrivée, en 37 min 16 s. Les résultats complets sont publiés sur le site d'Altichrono, chargé du chronométrage.
Les frais d'inscription, de 13 à 15 euros par personne, ont permis de récolter plus de 90 000 euros. Le chiffre reste à affiner dans les prochains jours, mais les organisateurs parlent déjà d'un nouveau record : 88 700 euros avaient été réunis en 2025.
La somme sera reversée au fonds de dotation La Courstache. Grâce aux dons et à la course, il permet à une centaine de malades auvergnats de bénéficier de soins de support, c'est-à-dire d'une activité physique adaptée pendant leur traitement. Le fonds finance aussi du matériel médical pour le CHU de Clermont-Ferrand et le Centre Jean Perrin.
Prostate et testicules : chiffres et dépistage
Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l'homme en France : un homme sur sept est touché, avec près de 60 000 nouveaux cas chaque année, surtout après 50 ans. Son taux de survie à cinq ans dépasse 93 %, car il évolue généralement lentement et se traite efficacement quand il est détecté tôt. Le dépistage est recommandé chaque année à partir de 50 ans, ou 45 ans en cas d'antécédents familiaux, chez le médecin traitant ou chez un urologue. L'examen est indolore et dure une dizaine de secondes.
Le cancer des testicules est moins fréquent, entre 1 et 2 % des cancers masculins, mais c'est le plus courant chez les hommes de 15 à 35 ans. Il fait partie des cancers les mieux guéris, avec un taux de survie à cinq ans proche de 98 % chez les jeunes. L'autopalpation régulière permet de le repérer.
Source : ICI (Radio France)