Vaccination HPV : la campagne reprend dans les collèges

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La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) revient dans les collèges pour l'année 2026-2027. Gratuite, elle s'adresse aux filles et aux garçons de 11 à 14 ans.

Vacciner là où sont les élèves

Le ministère de la Santé affiche un objectif : lever les freins matériels ou géographiques à la vaccination. Le Dr Olivier Jourdain, chirurgien gynécologue-obstétricien à Bordeaux, y voit un moyen de toucher des jeunes qui ont du mal à accéder aux soins. Les enfants sont déjà au collège. Leurs familles n'ont ni rendez-vous à prendre ni démarches à multiplier : ce sont les équipes qui vaccinent.

Selon les données communiquées, 96 % des parents dont l'enfant a été vacciné au collège se disent satisfaits.

Une autorisation écrite, deux doses, aucun frais

Ce dispositif national exige l'autorisation écrite d'au moins un parent. Deux doses sont nécessaires, séparées de 5 à 13 mois. L'Assurance maladie rembourse tout à 100 %, et des équipes médicales mobiles se déplacent dans les établissements.

Le collège n'est pas obligatoire. Les familles peuvent faire administrer les deux doses en ville, chez un médecin, une sage-femme, un infirmier ou un pharmacien. Un adolescent qui a commencé son parcours en cabinet peut recevoir la seconde injection au collège.

Un virus courant, des cancers variés

Les papillomavirus comptent parmi les infections sexuellement transmissibles les plus courantes. On estime que 80 % des femmes et des hommes en seront infectés au moins une fois dans leur vie. Le plus souvent, l'organisme élimine le virus seul. Chez certaines personnes, l'infection persiste. Avec les années, elle peut provoquer des modifications cellulaires pouvant évoluer vers un cancer, explique le Dr Jourdain.

Le cancer du col de l'utérus est le plus souvent associé à ces virus. Ils peuvent aussi intervenir dans des cancers de l'anus, de la vulve, du vagin, du pénis et de la sphère ORL. Le médecin souligne un point précis : les cancers de l'oropharynx liés aux HPV touchent surtout des hommes.

Le vaccin n'efface pas le dépistage

Les autorités sanitaires rappellent que la vaccination est une prévention primaire et ne remplace pas le suivi médical. Les femmes de 25 à 65 ans, vaccinées ou non, restent concernées par le dépistage organisé du cancer du col de l'utérus. Il passe par une cytologie de 25 à 29 ans, puis par un test HPV de 30 à 65 ans.

Le Dr Jourdain note que plusieurs pays pionniers de la vaccination disposent d'un recul important. En Suède et au Royaume-Uni, des données déjà publiées montrent ce que la vaccination change, à l'échelle d'une population, pour le cancer du col de l'utérus.

Source : Charente Libre

Rédigé avec le concours de