La Rochelle passe devant Bordeaux pour le prix de l'ancien

| Immobilier |

À La Rochelle, l'ancien s'affiche désormais plus cher qu'à Bordeaux. L'écart apparaît dans les chiffres de l'Observatoire GH Transaction de Guy Hoquet l'Immobilier, qui couvrent la Nouvelle-Aquitaine.

Un crédit plus cher, un budget en recul

Pour les acheteurs, le financement pèse d'abord. Selon Crédit Logement/CSA, le taux moyen des crédits immobiliers atteint 3,40 % en septembre. Il était de 3,16 % en décembre 2025.

L'État français a vu son coût d'emprunt à dix ans dépasser 5 % le mois dernier. Il aura des conséquences sur les taux bancaires à venir. La capacité d'emprunt des primo-accédants pourrait encore un peu reculer.

Le budget moyen régional baisse déjà de 2 %, à 325 055 euros. Le prix au m² gagne dans le même temps 0,9 %, à 2 819 euros.

Des villes que tout oppose

Sur les douze villes étudiées, Biarritz domine la région avec 8 765 euros le m². Limoges est tout en bas, à 1 822 euros.

Un budget de studio à Biarritz permet d'acheter en moyenne à Limoges une maison de 129 m². Son rendement locatif brut, estimé à 6,3 %, y est le plus élevé de la région.

Des villes moyennes progressent nettement : Mont-de-Marsan (+ 8,6 %), Brive-la-Gaillarde (+ 8,1 %) et Niort (+ 7,2 %).

La maison devient rare

Dans la région, l'offre de maisons baisse de 10 %. Aucune autre région française ne recule autant. L'offre d'appartements, elle, progresse de 20 %.

Les maisons ne font plus que 70 % des annonces, contre 76 % un an plus tôt.

Le détail du duel rochelais

Entre janvier et octobre 2026, le prix moyen demandé dans l'ancien est de 5 284 euros le m² à La Rochelle. Il est de 4 847 euros à Bordeaux. Depuis 2023, La Rochelle gagne 9,2 % alors que Bordeaux perd 4,6 %.

Sur un an, Bordeaux recule de 2 %, tandis que l'offre y grimpe de 19 %. Un studio rochelais est proposé à 157 000 euros, soit 9 000 euros de plus qu'à Bordeaux. Un trois-pièces y est affiché à 354 000 euros.

Notre point de vue

Le prix demandé est celui que le vendeur affiche, pas celui de la vente conclue. Les chiffres montrent donc où les vendeurs placent la barre, et non ce que paient les acheteurs. Les taux bancaires des prochains mois diront si le renchérissement du crédit pèse sur les primo-accédants.

Source : SudOuest.fr

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