Mort de José Jouneau, porte-parole des pêcheurs ligériens

| Mer, pêche et ostréiculture

José Jouneau, président du comité régional des pêches et des élevages marins des Pays de la Loire, est mort à 66 ans. La nouvelle a été connue mercredi 28 octobre. Originaire des Sables-d’Olonne, en Vendée, il n’était plus patron-pêcheur depuis des années, mais il restait le porte-parole du monde de la mer.

De mousse à armateur

En 1977, il n’a pas encore 17 ans quand il embarque comme mousse sur un navire de pêche. Il l’a raconté dans les chroniques littorales de José Manuel Lamarque, sur France Inter. Il rejoint ensuite la marine nationale pour son service militaire, puis retrouve la mer comme pêcheur. À 20 ans, il devient le plus jeune armateur de France, selon le site de la ville des Sables-d’Olonne.

Après 32 ans passés en mer, il était devenu le porte-parole des pêcheurs. Il en était à son troisième mandat à la tête du COREPEM, le comité régional des pêches et des élevages marins. En septembre encore, sur l’antenne d’ICI Loire Océan, il se félicitait du coup de pouce du gouvernement aux trésoreries des pêcheurs, plombées par la hausse du prix du gazole.

Les hommages

Le maire des Sables-d’Olonne, Nicolas Chénéchaud, écrit que José Jouneau « incarnait une certaine idée de notre cité maritime : celle d’un patrimoine maritime vivant, façonné par le courage des gens de mer, la transmission des savoir-faire et l’attachement profond à nos ports ». Pour lui, c’était aussi un « défenseur infatigable des pêcheurs », qui n’avait jamais cessé de porter les réalités de leur métier.

La présidente de la région Pays de la Loire, Christelle Morançais, salue « une figure, une personnalité, une voix qui portait bien au-delà du monde maritime ».

Le président du conseil départemental de la Vendée, Alain Leboeuf, évoque un « infatigable défenseur de la pêche, respecté de tous ». Selon lui, « la grande famille maritime et la Vendée littorale sont en deuil car la pêche perd l’un de ses capitaines ».

Dans la chronique que France Inter lui avait consacrée, José Jouneau parlait de son métier comme d’une « fierté de faire quelque chose que les autres ne font pas ». Né et élevé dans le quartier de la Chaume, de l’autre côté du chenal, il disait, non sans malice : « Je ne suis pas Sablais, je suis Chaumois. »

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