Arès se prépare aux inondations après l'incendie de la forêt

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À Arès, la pluie de l'hiver pourrait se heurter à une forêt brûlée. Pour limiter les dégâts, la commune compte autant sur ses ouvrages que sur les gestes des habitants.

Gouttières : le geste demandé

Renaud Chambolle, adjoint au développement durable, a répondu à Sud Ouest. Il demande à chacun de vérifier que l'eau des gouttières s'infiltre sur la parcelle. Elle ne doit pas partir dans le réseau pluvial, ni surtout dans celui des eaux usées.

Selon lui, l'entretien des fossés est essentiel au bon fonctionnement du système.

Jardins, réseaux et submersions

Le risque d'inondation concerne surtout les jardins et les réseaux. Dans certains secteurs, les réseaux d'eaux usées pourraient saturer, avec des difficultés pour utiliser les sanitaires.

Les pluies posent un risque limité pour les habitations. Les submersions marines forment une menace distincte, plus susceptible d'atteindre les maisons.

En ville : fossés, buses, batardeaux

Le Garguehos, principal axe d'écoulement en zone urbaine, et d'autres fossés et noues (de larges fossés peu profonds) ont été nettoyés. La commune a pris en charge, à titre exceptionnel, des travaux qui incombent d'ordinaire aux riverains. Elle a ainsi supprimé plusieurs points de blocage, et les propriétaires pourront reprendre l'entretien. Les services techniques y ont consacré un peu plus de trois semaines.

Le Syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon (Siba) a hydrocuré les buses, c'est-à-dire les a nettoyées au jet d'eau, le long des fossés. La Ville a aussi prévu des batardeaux amovibles, qui se posent plus vite et plus facilement que les sacs de sable.

En forêt : lagunes et crastes

La stratégie tient en deux actions : retenir l'eau en forêt, en amont des quartiers, et l'évacuer plus aisément en ville. Pour la première, la commune a suivi la proposition du syndicat chargé des eaux du bassin-versant des étangs du littoral girondin, avec l'appui du Siba.

Il s'agit de ralentir l'eau dans les crastes, des fossés qui drainent les terrains, et de créer des lagunes forestières. Ces zones stockent l'eau un temps et limitent son passage rapide vers les secteurs habités.

Pourquoi l'eau ruisselle davantage

Les incendies de l'été ont détruit près de 4 000 des 4 500 hectares de forêt d'Arès. Le bassin-versant (98 km² hors limites communales) a brûlé sur des surfaces plus importantes encore.

Sans pins ni végétation basse, le cycle de l'eau est perturbé : moins absorbée par la forêt, la pluie ruisselle davantage vers les zones urbaines. Le Siba finalise ses études d'impact pour évaluer les volumes supplémentaires. Il va commencer des travaux spécifiques.

Notre regard

Les gouttières et les fossés privés comptent aussi dans la protection d'Arès. Les études du Siba, pas encore terminées, fixeront les volumes d'eau à gérer. Elles diront quels travaux s'ajoutent à ceux déjà faits.

Source : Sud Ouest

Publication réalisée avec la contribution de