Aunis : le Conseil de développement mis en sommeil

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Le Conseil de développement de l'Aunis, instance où des citoyens bénévoles donnent leur avis, est mis en sommeil. Ses membres disent l'avoir appris de façon indirecte, à la suite d'un retrait d'une des deux communautés de communes.

Le vote du 6 octobre à Aunis Atlantique

Le 6 octobre, le conseil communautaire d'Aunis Atlantique a voté la suppression de sa participation au Codev. Une rencontre avec les membres était pourtant envisagée à cette date.

Les motifs avancés, selon Alain Raymondeau, vice-président du Codev : un coût trop élevé, 12 000 euros au total, et un travail jugé en deçà des attentes. Le Codev a pourtant produit des rapports d'activité sur l'eau, la démocratie participative, les liaisons douces et la mobilité.

« Sans nous avoir contactés ! C'est un peu sévère », dit-il.

Des demandes de rendez-vous restées sans suite

Près de la moitié des élus étant nouveaux, le Codev voulait les rencontrer avant toute décision sur son avenir. Début juillet, Alain Raymondeau a écrit aux deux présidents. Une dizaine de jours plus tard, Christophe Rault, président d'Aunis Sud, a répondu qu'il rappellerait pour fixer un rendez-vous.

Aucune nouvelle d'Aunis Atlantique. Fin septembre, Alain Raymondeau a relancé cette communauté de communes. On lui a répondu qu'on le recontacterait.

Début octobre, le président d'Aunis Atlantique, Sylvain Augeraud, a écrit à Aunis Sud qu'il ne souhaitait plus continuer le Codev. Les membres ont découvert cette décision par des voies indirectes. Sylvain Augeraud, contacté à plusieurs reprises, reste injoignable.

Aunis Sud ne poursuit pas seule

La rencontre prévue avec le président d'Aunis Sud a été repoussée. Le 20 octobre, un courriel d'une responsable de la communauté de communes en a informé les membres, en citant le vote d'Aunis Atlantique.

Aunis Sud aurait pu continuer seule. Elle n'a pas souhaité le faire après cette décision.

Michel Dabout, ancien président du Codev, estime que la démocratie citoyenne est ainsi mise à mal. Les membres sortants déplorent la perte d'un travail mené au contact des habitants, notamment sur la mobilité. Ils jugent la méthode « un peu cavalière ».

Ce qu'est le Codev, et qui le gère

Le Codev doit porter la voix des citoyens et les associer aux décisions. Il est indépendant et consultatif. Ses membres sont bénévoles.

Depuis 2017, Aunis Sud et Aunis Atlantique le gèrent ensemble, dans le cadre d'une convention d'entente. Aunis Sud tient l'administration du Codev ; le personnel est payé par les deux communautés de communes. Les élus des deux territoires désignent les membres à chaque mandature. Le mandat actuel prend fin le 31 décembre 2026.

Notre point de vue

Le dossier oppose deux versions : celle des bénévoles du Codev, et le silence du président d’Aunis Atlantique, resté injoignable. Seule une explication de Sylvain Augeraud permettrait de confronter les griefs des bénévoles aux motifs de coût avancés par Aunis Atlantique. Le calendrier compte aussi : le mandat des membres s'achève le 31 décembre 2026, et la place de la participation citoyenne dans l'Aunis dépendra des choix des deux collectivités.

Source : SudOuest.fr

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