Marcheprime : 500 candidats pour 53 postes au futur site ferroviaire

| Économie locale |

Mardi 3 novembre, une salle de Marcheprime, en Gironde, a vu défiler 500 candidats venus décrocher l'un des 53 premiers postes du futur site de maintenance ferroviaire de Lisea.

Un site dimensionné pour la concurrence

Le Site de Maintenance et de Remisage (SMR) doit ouvrir d'ici quelques mois. Le chantier a été lancé il y a un an et demi, sur 14 hectares. Les hangars, qui couvriront 28 000 m2, prennent forme peu à peu. Le budget atteint 266 millions d'euros.

L'idée est d'accompagner l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire. Les rames de compagnies concurrentes de la SNCF y seront remises à neuf, entretenues et remisées. Les infrastructures, précise Lisea, peuvent recevoir à la fois jusqu'à 17 rames de 200 mètres.

Un client est déjà cité : Velvet, qui devrait lancer en 2028 une liaison entre Paris et Bordeaux. Ses 12 rames seront entretenues à Marcheprime par Alstom, qui occupera une partie du site. Selon Vincent Rambeaud, directeur délégué de Lisea SMR, Alstom est actuellement le plus gros pourvoyeur d'emplois. Vinci Facilities et Actemium assurent déjà l'entretien du site et de ses équipements. Colas Rails Infra Service propose la maintenance des infrastructures ferroviaires.

Des postes très variés

Les candidats sont arrivés du bassin d'Arcachon, du Médoc et de la métropole bordelaise. Les postes couvrent l'entretien du site, une supervision continue jour et nuit, l'encadrement et la gestion de patrimoine.

Vincent Rambeaud dit son étonnement devant la foule. Il cite l'ambition de Lisea : « On veut être un acteur local, régional, national et européen ». Marcheprime a été choisie pour son réseau ferré national proche, la ligne Bordeaux-Arcachon, un terrain disponible et un bassin d'emploi.

Le logement et les trains, côté commune

Le maire, Manuel Martinez (SE), se réjouit d'un emploi de proximité pour les habitants. La commune compte déjà 17 logements en construction. Elle détient aussi un permis d'aménager pour 250 logements, en individuel comme en collectif, social ou intermédiaire.

L'autre réponse, dit le maire, viendra de la mobilité : la gare est à 20 minutes de Bordeaux Saint-Jean et 50 trains la desservent chaque jour.

Une carte à jouer sur l'Atlantique

Lisea veut se démarquer des deux autres ateliers français, installés à Lyon et en Île-de-France. Selon l'entreprise, cet éloignement freine les nouveaux entrants comme les opérateurs établis. Elle dit vouloir contribuer à l'ajout de près de 10 millions de sièges sur l'Axe Atlantique.

L'entreprise reste ouverte à toutes les compagnies, historiques ou nouvelles, de fret ou de voyageurs, et envisage de grandir selon les demandes.

Source : France 3 Nouvelle-Aquitaine

Contenu réalisé avec l'appui de