Tabanac reçoit le prix du Nouveau Bauhaus européen

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La commune de Tabanac, en Gironde, a reçu le prix du Nouveau Bauhaus européen. Il récompense deux projets : le réaménagement de la place du Rouquey et l’achat groupé de pompes à chaleur pour les particuliers. La structure européenne qui le décerne distingue « les petits acteurs qui souhaitent développer des projets inclusifs, durables et esthétiques ».

Le prix s’accompagne d’une somme de 30 000 euros. Le maire, Benoît de Guigné, annonce qu’elle servira à faire avancer le projet d’aire de stationnement et de covoiturage près de la D10. Les deux projets sont aussi salués par l’opposition, via Clément Trumeau, qui parle d’un « aménagement réussi et résilient de la place » et d’un « accompagnement salutaire des particuliers ».

Une place pour limiter les inondations

La place, dite aussi « de la fontaine », est à 25 km au sud de Bordeaux, au bord de la Garonne. C’était une prairie au début du XXe siècle, puis un grand parking minéral près du lavoir historique. Le projet figurait dans le programme de 2020. André Delpont, adjoint à l’urbanisme durant le mandat 2020-2026 et ancien directeur de développement de l’opération Euratlantique, l’a porté pendant trois ans.

Trois enjeux ont guidé la concertation : la végétalisation, les usages partagés du site et le risque d’inondation. Le Rouquey débordait en effet ces dernières années et causait des dégâts dans les maisons voisines. L’agence Moonwalk et le cabinet paysagiste À fleur de terres ont conçu une prairie de rétention au bord du ruisseau. Les travaux ont commencé en 2025. Ils ont fait apparaître des vestiges gallo-romains, désormais protégés par une couche géotextile.

Les rives ont été consolidées et le petit pont de béton remplacé par un pont en bois. Le lavoir a été relooké. La place compte une halle avec locaux d’accueil, de rangement et toilettes, des jeux pour enfants et un mini-boulodrome. Le stationnement se limite à une douzaine de places. Les inondations de février dernier, en plein chantier, ont servi de test : « la nouvelle place et sa topographie ont joué leur rôle », souligne André Delpont. L’investissement s’élève à 550 000 euros hors taxes, avec le soutien du Département, du Fonds vert, de l’Europe et de l’Agence de l’eau.

Des pompes à chaleur en groupe

Le second projet répond à l’appel européen Life Street HP Reno. Sept communes y participent : Tabanac, Camblanes, Camarsac, Quinsac, Sadirac, Saint-Caprais et Le Tourne. Une trentaine d’habitants ont été de l’aventure, accompagnés par le pôle territorial Cœur Entre-deux-Mers. Des experts et des collectivités ont informé et rassuré des habitants souvent harcelés commercialement dans ce domaine.

Rafael Serrano, qui avait une chaudière au fuel puis au gaz, avait renoncé devant un prix de 15 000 à 16 000 euros. Sa chaudière a commencé à dysfonctionner, et le prix du gaz à monter. Sa pompe à chaleur, installée en avril, lui a coûté 13 500 euros après une aide publique de 3 600 euros. Il décrit une « excellente impression » dès sa première semaine de chauffage, en octobre.

Corinne Tessoneaud fait partie de la deuxième vague d’installations, cet automne. Un cahier des charges a été établi pour l’achat groupé et un seul opérateur choisi : « nous faire aider sans se faire arnaquer ». Elle est trésorière du Groupement pour la transition énergétique en Entre-deux-Mers. Une troisième vague est à l’étude.

Source : Sud Ouest

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